CBD pour chien et chat : ce que dit la loi, ce que dit la recherche

De plus en plus d’huiles et de friandises au CBD sont proposées pour les chiens et les chats. Elles promettent souvent d’apaiser un animal stressé ou de soulager ses articulations. Deux questions se posent alors : ces produits sont-ils autorisés, et que montrent réellement les études ?

La réponse courte : en France, un aliment pour animaux contenant du CBD n’est pas autorisé, et la recherche vétérinaire reste trop limitée pour conclure. Pour la santé de votre animal, seul votre vétérinaire peut vous conseiller.

Peut-on donner du CBD à son animal en France ?

Huiles et friandises au CBD : un additif non autorisé

Un produit que l’animal avale relève de la réglementation des aliments pour animaux. Pour les autorités françaises, le CBD y est un additif non autorisé par la réglementation européenne1.

Le règlement européen sur les additifs pour l’alimentation animale est clair : nul ne peut mettre sur le marché ou utiliser un additif qui n’a pas obtenu d’autorisation2. Le CBD n’en a pas. Seules certaines parties du chanvre, issues de variétés à faible teneur en THC, figurent au catalogue européen des matières premières pour aliments des animaux : les graines (chènevis), le tourteau et l’huile obtenus par pressage des graines, ainsi que la farine et la fibre de tiges. Le chanvre est en revanche exclu des farines de plantes fourragères3. Aucun extrait riche en CBD n’y figure.

Les contrôles le confirment. Le 2 octobre 2026, une fiche RappelConso a annoncé le rappel d’huiles de CBD pour chien, avec ce motif : « Le CBD et les extraits de chanvre ont le statut d’additifs non autorisé pour l’alimentation animale »4. Les propriétaires étaient invités à ne plus les utiliser et à les rapporter au point de vente.

Un produit qui prétend soigner est un médicament vétérinaire

En droit européen, toute substance présentée comme ayant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies animales est un médicament vétérinaire. C’est aussi le cas d’une substance destinée à modifier des fonctions physiologiques par une action pharmacologique5. Un médicament vétérinaire ne peut être vendu qu’après une autorisation de mise sur le marché (AMM)5.

L’Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV, rattachée à l’Anses) l’a rappelé en 2019 : en France, les produits contenant du THC ou du CBD qui revendiquent des allégations thérapeutiques, comme la gestion de la douleur chez le chien et le chat, relèvent du statut de médicament vétérinaire. Ils doivent être autorisés par l’Anses ou la Commission européenne, sur la base d’un dossier évalué selon des critères de qualité, de sécurité et d’efficacité. Selon l’agence, le non-respect de cette réglementation expose à des sanctions pénales6.

Or, en octobre 2026, aucun médicament vétérinaire contenant du cannabidiol ne figure dans l’index des médicaments vétérinaires autorisés en France tenu par l’ANMV7, ni parmi les médicaments évalués par l’Agence européenne des médicaments (EMA)8, ni dans la base européenne des médicaments vétérinaires9. Une revue scientifique faisait le même constat en 2025 pour l’Union européenne et le Royaume-Uni10.

Ce que cela change pour vous

  • Un produit au CBD vendu pour être avalé par votre chien ou votre chat n’est pas autorisé comme aliment, quelle que soit sa teneur en THC.
  • Un produit qui promet de calmer l’anxiété, de soulager la douleur ou de traiter une maladie de l’animal se présente comme un médicament, sans en avoir l’autorisation.
  • Un produit au CBD destiné aux humains n’est pas une alternative : les denrées alimentaires au CBD ne sont pas autorisées non plus, et les autorités en contrôlent la vente depuis le 15 mai 2026 (voir CBD alimentaire interdit en France).
  • Seul votre vétérinaire peut décider d’un traitement pour votre animal, dans le cadre légal du médicament vétérinaire.

Comment le CBD agit-il chez l’animal ?

Comme l’humain, les mammifères possèdent un système endocannabinoïde. Il comprend des molécules produites par l’organisme (les endocannabinoïdes), des récepteurs (les deux principaux sont appelés CB1 et CB2) et des enzymes qui dégradent ces molécules. Ce système participe à l’équilibre du système nerveux, du système immunitaire et de nombreux autres organes. Sa répartition exacte chez les différentes espèces est encore à l’étude. Le chien est l’espèce animale la plus étudiée11.

Le CBD agit peu ou pas sur les récepteurs CB1 et CB2, ceux auxquels se fixe le THC. Chez l’humain, il agit en revanche sur d’autres cibles du cerveau, notamment les récepteurs de la dopamine et de la sérotonine. Ce n’est donc pas une substance inerte : il peut provoquer une sédation et interagir avec des médicaments1. Ces mécanismes, décrits chez l’humain, ne suffisent pas à prédire ses effets chez un chien ou un chat. Seules des études cliniques chez l’animal peuvent le faire.

Ce que dit la recherche

Les études sur le CBD chez le chien et le chat restent peu nombreuses, de petite taille et souvent financées par des fabricants. Une revue systématique publiée en 2025 a recensé 22 articles parus entre 2014 et 2024, portant surtout sur l’arthrose, l’épilepsie, la dermatite atopique, la douleur après une opération et le comportement. Les produits étudiés, surtout à base de CBD, ont été associés à des améliorations de la douleur, du comportement ou des crises, sans effet indésirable grave. Mais les auteurs concluent que l’efficacité à long terme, la dose adaptée et la sécurité restent incertaines. Chez le chat, ils n’ont trouvé que deux études12.

L’étude de Cornell (2018) : ce qu’elle montre vraiment

C’est l’étude la plus citée. Menée à l’université Cornell et publiée dans Frontiers in Veterinary Science, elle a inclus 22 chiens atteints d’arthrose, dont 16 sont allés au bout de l’essai. Chaque chien a reçu pendant quatre semaines une huile riche en CBD, puis pendant quatre semaines une huile placebo (ou l’inverse), sans que les propriétaires ni les vétérinaires sachent laquelle13.

  • Pendant la période CBD, les scores de douleur et d’activité notés par les propriétaires et les scores de douleur notés par les vétérinaires se sont améliorés, ce qui n’a pas été le cas avec le placebo.
  • Le produit testé n’était pas du CBD seul : c’était un extrait de chanvre dans de l’huile d’olive, contenant du CBD, sa forme acide (CBDA) et une petite quantité de THC et d’autres cannabinoïdes.
  • Les propriétaires n’ont signalé aucun effet secondaire. Mais une enzyme du foie, les phosphatases alcalines (PAL), a augmenté chez 9 chiens sur 16. Les auteurs jugent la portée de ce résultat incertaine et recommandent de surveiller les enzymes du foie.
  • L’étude a été financée par l’entreprise qui commercialise le produit.
  • Les auteurs reconnaissent eux-mêmes plusieurs limites : petit effectif, durée courte, absence de données de sécurité à long terme et résultats non transposables à d’autres produits, vu la variabilité du marché.

Le volet sur l’absorption du CBD a porté sur seulement quatre chiens de race beagle. Les auteurs ont comparé leurs résultats à une étude de 1988 qui utilisait de la poudre en gélules. Ils attribuent les différences en partie à l’huile utilisée, et peut-être à l’alimentation, sans l’avoir testé directement13.

Arthrose : des résultats contradictoires

Un autre essai n’a pas confirmé ces résultats. En 2021, cette étude pilote a suivi 23 chiens arthrosiques qui ont reçu successivement du CBD et un placebo, chacun pendant six semaines, en double aveugle. Elle utilisait des mesures objectives : analyse de la marche, mesure de l’activité par accéléromètre et questionnaires validés. Aucune différence n’est apparue entre le CBD et le placebo, quelle que soit la mesure. Une hausse des enzymes du foie a été observée chez 14 chiens et des vomissements chez 2 chiens pendant la prise de CBD14.

Épilepsie

Une revue systématique publiée en 2025 n’a trouvé que trois essais contrôlés sur le CBD en complément du traitement de chiens épileptiques résistants aux médicaments. Tous suggéraient une baisse de la fréquence des crises. Mais tous ont aussi observé des troubles de l’équilibre (ataxie), parfois à l’origine de l’arrêt de l’essai, ainsi qu’une hausse des PAL. Les trois essais présentaient un risque de biais modéré à élevé : selon les auteurs, il n’est pas possible de conclure sur l’efficacité ni sur les effets indésirables15.

Stress et peur

Les résultats sont variables. Une synthèse publiée en 2026 note qu’ils semblent plus cohérents pour le stress chronique que pour la peur aiguë16.

  • Peur des bruits : dans une étude de 2020 sur 16 chiens exposés à un enregistrement de feux d’artifice, le CBD n’a pas montré d’effet anxiolytique, alors qu’un médicament, la trazodone, a réduit le taux de cortisol, une hormone du stress17.
  • Séparation et voiture : en 2023, une étude a testé une dose unique de CBD sans THC chez 21 chiens laissés seuls et 19 chiens transportés en voiture. Certaines mesures se sont améliorées par rapport au placebo, comme les gémissements pendant la séparation ou le cortisol après le trajet. D’autres non, et l’indicateur global de stress n’a pas montré d’effet significatif. Tous les auteurs étaient salariés d’un fabricant d’aliments pour animaux, qui a financé l’étude18.
  • Trajets répétés : la même équipe a suivi 19 chiens pendant six mois, lors de courts trajets en voiture. Selon les mesures, l’effet du CBD a varié : certaines ont baissé par rapport au placebo à au moins un moment de l’étude. Les auteurs appellent à d’autres recherches sur d’autres populations de chiens et d’autres sources de stress19.

Chez le chat

Les données sont très limitées. Un essai publié en 2025 a testé une pâte riche en CBD et CBDA chez 26 chats arthrosiques. Les scores de douleur ont baissé chez les chats qui ont terminé l’étude. Mais 12 chats sur 26 ont abandonné, surtout parce qu’ils refusaient la pâte, parfois avec des vomissements. Les auteurs jugent ce taux d’abandon préoccupant20.

Les effets indésirables observés

Dans les études chez le chien et le chat, des effets indésirables légers ont été rapportés, notamment des troubles digestifs et une somnolence. Chez le chien, une hausse des PAL est observée de façon répétée. L’auteur d’une synthèse publiée en 2026 juge sa portée clinique incertaine et conseille aux vétérinaires une surveillance en cas d’administration prolongée. Il signale aussi un risque d’interaction avec d’autres médicaments, notamment ceux transformés par les enzymes du foie appelées cytochromes P45016. Si votre animal suit un traitement et a pu être exposé à un produit au CBD, signalez-le à votre vétérinaire.

Enfin, la composition des produits vendus pour les animaux n’est pas toujours fiable. Aux États-Unis, une analyse de 29 produits au chanvre pour animaux a montré des teneurs en CBD très variables. Deux produits n’indiquaient aucune teneur en CBD ou en cannabinoïdes : la comparaison avec l’étiquette n’a donc porté que sur 27 produits. Seuls 10 d’entre eux contenaient la quantité de cannabinoïdes annoncée, à 10 % près. Du plomb ou d’autres métaux lourds ont été retrouvés dans 4 produits21.

Le THC, un danger réel pour les animaux

Le THC, la molécule psychotrope du cannabis, provoque des intoxications chez les animaux de compagnie, surtout chez le chien. Dans une enquête menée en 2021 auprès de 251 vétérinaires d’Amérique du Nord, les signes les plus souvent rapportés étaient une incontinence urinaire, une désorientation, des troubles de l’équilibre, un abattement, une hypersensibilité au toucher et au bruit, et un ralentissement du cœur. La cause la plus fréquente était l’ingestion de produits alimentaires au cannabis laissés sans surveillance. Les signes peuvent n’apparaître que plusieurs heures après une ingestion. La plupart des animaux se rétablissaient complètement. Les décès signalés étaient associés notamment à un arrêt respiratoire, à des convulsions non contrôlées ou à un coma22. Des décès restent possibles : dans une série de 125 chiens soignés au Colorado, deux chiens sont morts après avoir mangé des pâtisseries préparées avec du beurre au cannabis médical23.

Un produit au CBD vendu en France peut contenir jusqu’à 0,3 % de THC (voir la règle des 0,3 %). Rangez donc tous vos produits au chanvre, fleurs comprises, hors de portée de vos animaux. Méfiez-vous aussi des cannabinoïdes de synthèse, interdits en France (voir H4CBD interdit en France).

Si votre animal a avalé un produit au cannabis ou au CBD, contactez sans attendre votre vétérinaire ou un service d’urgence vétérinaire. N’attendez pas l’apparition de signes. Le Centre national d’informations toxicologiques vétérinaires (CNITV), basé à Marcy-l’Étoile, répond aussi aux particuliers au 04 78 87 10 40, de 8 h 30 à minuit, 7 jours sur 7. Il recommande de contacter d’abord votre vétérinaire. C’est une association financée par les cotisations des vétérinaires et les dons ; son site n’indique pas de tarif pour les particuliers24.

Stress, douleur : les bons réflexes

Un animal qui aboie quand il est seul, tremble pendant l’orage, boite ou se cache chez le vétérinaire n’a pas forcément un simple « coup de stress ». Ces signes peuvent avoir des causes très diverses, y compris une douleur ou une maladie. C’est pourquoi la première étape est toujours une consultation.

  • Votre vétérinaire peut rechercher une cause médicale et proposer un traitement adapté. Contre la douleur, plusieurs familles de médicaments vétérinaires sont autorisées en France chez le chien et le chat, notamment des anti-inflammatoires non stéroïdiens, d’autres analgésiques et des opioïdes injectables réservés au vétérinaire, tous sur ordonnance78.
  • Pour le comportement, deux antidépresseurs sont autorisés chez le chien en aide au traitement des troubles liés à la séparation, uniquement en association avec une thérapie comportementale. Contre la peur liée aux bruits, un gel buccal sédatif et un antiépileptique sont aussi autorisés chez le chien. Tous sont soumis à ordonnance725262728.
  • Pour les troubles du comportement (anxiété de séparation, peurs, agressivité), il peut vous orienter vers un vétérinaire spécialisé en comportement.
  • Si votre animal reçoit déjà un traitement, ne le modifiez pas et ne lui ajoutez aucun produit sans son avis.

Questions fréquentes

Le CBD pour chien est-il légal en France ?

Un aliment, une huile ou une friandise au CBD destiné à être avalé par un animal n’est pas autorisé : le CBD est un additif non autorisé pour l’alimentation animale. Un produit qui revendique un effet thérapeutique relève du médicament vétérinaire et doit disposer d’une autorisation de mise sur le marché.

J’ai déjà acheté une huile au CBD pour mon animal : que faire ?

Lors du rappel d’octobre 2026, la consigne officielle était de ne plus utiliser ces huiles et de les rapporter au point de vente4. Vous pouvez vérifier sur rappel.conso.gouv.fr si votre produit fait l’objet d’un rappel. Si votre animal en a déjà reçu et présente un signe inhabituel, contactez votre vétérinaire.

Mon vétérinaire peut-il prescrire du CBD ?

Un vétérinaire prescrit des médicaments autorisés. En octobre 2026, aucun médicament vétérinaire au CBD n’est autorisé en France ni recensé dans les bases européennes. En 2019, l’ANMV a aussi rappelé que des médicaments vétérinaires autorisés existent contre la douleur chez le chien et le chat. Pour cette indication, le recours à des médicaments humains ou à des préparations à base de cannabis est donc interdit. Parlez-en avec votre vétérinaire : il connaît les options autorisées pour votre animal.

Le CBD calme-t-il les chiens anxieux ?

Les études donnent des résultats variables, sur de petits effectifs et souvent avec un financement industriel. L’une d’elles n’a montré aucun effet sur la peur des feux d’artifice. Il n’est pas possible aujourd’hui d’affirmer que le CBD réduit l’anxiété du chien.

Que faire si mon chien a mangé une fleur ou un produit au CBD ?

Contactez votre vétérinaire ou un service d’urgence vétérinaire, en indiquant le produit, la quantité supposée et l’heure. Un produit au CBD peut contenir un peu de THC, toxique pour l’animal.

Et l’huile de graines de chanvre ?

L’huile obtenue par pressage des graines de chanvre figure au catalogue européen des matières premières pour aliments des animaux3. Cela signifie seulement qu’elle peut entrer dans la composition d’aliments pour animaux. Ce n’est ni un équivalent d’une huile enrichie en extrait de CBD, qui n’est pas autorisée, ni un produit destiné à calmer ou à soulager un animal. Pour toute question sur l’alimentation de votre animal, adressez-vous à votre vétérinaire.

Sources

  1. MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), « L’indispensable sur le cannabidiol (CBD) », décembre 2021, page 2 (rubrique « Produits alimentaires et vétérinaires ») et page 1 (« Le mot de l’expert », Pr Joëlle Micallef), drogues.gouv.fr. ↩︎
  2. Règlement (CE) n° 1831/2003 du Parlement européen et du Conseil du 22 septembre 2003 relatif aux additifs destinés à l’alimentation des animaux, articles 2 et 3, EUR-Lex. ↩︎
  3. Règlement (UE) 2022/1104 de la Commission du 1er juillet 2022 modifiant le règlement (UE) n° 68/2013 relatif au catalogue des matières premières pour aliments des animaux, annexe, entrées 2.22.1 à 2.22.3, 6.5.1 (note 36), 6.7.1 et 6.7.2, EUR-Lex. ↩︎
  4. RappelConso, fiche n° 2026-03-0264 (version 2), « Huile de CBD pour chien », publiée le 2 octobre 2026, rappel.conso.gouv.fr. ↩︎
  5. Règlement (UE) 2019/6 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relatif aux médicaments vétérinaires, article 4, point 1), et article 5, paragraphe 1, EUR-Lex. ↩︎
  6. Anses – Agence nationale du médicament vétérinaire, « L’ANMV rappelle l’interdiction d’utilisation du cannabis et de ses produits dérivés en médecine vétérinaire », publié le 14 juin 2019, Lettre d’information mensuelle sur les médicaments vétérinaires du 11 juillet 2019, anses.fr. ↩︎
  7. Anses – Agence nationale du médicament vétérinaire, « Index des médicaments vétérinaires autorisés en France » (index des RCP) (recherche des substances actives cannabidiol, cannabis, et des médicaments cités), ircp.anmv.anses.fr. ↩︎
  8. Agence européenne des médicaments (EMA), « Medicines output – medicines report », liste des médicaments évalués par l’EMA, générée le 24 octobre 2026 (colonnes substance active et groupe pharmacothérapeutique vétérinaire), ema.europa.eu. ↩︎
  9. Commission européenne et EMA, Union Product Database (base européenne des médicaments vétérinaires), index de recherche des substances, medicines.health.europa.eu. ↩︎
  10. Rideout H, Cook AJC, Whetton AD. « CBD for pets: navigating quality assurance, safety standards, and marketing strategies ». Journal of Cannabis Research, 2025, 7, doi.org/10.1186/s42238-024-00257-5. ↩︎
  11. Silver RJ. « The Endocannabinoid System of Animals ». Animals, 2019, 9(9):686, doi.org/10.3390/ani9090686. ↩︎
  12. Moreno-López N, Moreno-López C, Amariles P. « Cannabis-based products for medicinal use in dogs and cats: a systematic review ». Journal of Small Animal Practice, 2025, 66, doi.org/10.1111/jsap.13913. ↩︎
  13. Gamble LJ, Boesch JM, Frye CW et al. « Pharmacokinetics, Safety, and Clinical Efficacy of Cannabidiol Treatment in Osteoarthritic Dogs ». Frontiers in Veterinary Science, 2018, 5:165, doi.org/10.3389/fvets.2018.00165. ↩︎
  14. Mejia S, Duerr FM, Griffenhagen G, McGrath S. « Evaluation of the Effect of Cannabidiol on Naturally Occurring Osteoarthritis-Associated Pain: A Pilot Study in Dogs ». Journal of the American Animal Hospital Association, 2021, 57, doi.org/10.5326/JAAHA-MS-7119. ↩︎
  15. Jensen HA, Olsen A, Arendt M, Sandøe P, Nielsen SS. « Cannabidiol treatment for refractory idiopathic epilepsy in dogs: A systematic review with risk of bias assessment ». Preventive Veterinary Medicine, 2025, 245, doi.org/10.1016/j.prevetmed.2025.106649. ↩︎
  16. Sano T. « Cannabidiol in small animal practice: current evidence, clinical applications and practical recommendations for dogs and cats ». Journal of Small Animal Practice, 2026, doi.org/10.1111/jsap.70208. ↩︎
  17. Morris E, Kitts-Morgan S, Spangler D et al. « The impact of feeding treats containing cannabidiol (CBD) on the canine fear response to a noise-induced fear response test ». Journal of Animal Science, 2020, 98 (supplément), résumé n° 81, PMC7702415. ↩︎
  18. Hunt ABG, Flint HE, Logan DW, King T. « A single dose of cannabidiol (CBD) positively influences measures of stress in dogs during separation and car travel ». Frontiers in Veterinary Science, 2023, 10, doi.org/10.3389/fvets.2023.1112604. ↩︎
  19. Flint HE, Hunt ABG, Logan DW, King T. « Daily dosing of cannabidiol (CBD) demonstrates a positive effect on measures of stress in dogs during repeated exposure to car travel ». Journal of Animal Science, 2024, 102, doi.org/10.1093/jas/skad414. ↩︎
  20. Mulder LM, Deterd Oude Weme J, Blees NR, Wakshlag JJ, Hughes D, Corbee RJ. « Field safety and efficacy study with a cannabidiol/cannabidiol acid-rich hemp paste in cats with osteoarthritic pain ». Journal of Feline Medicine and Surgery, 2025, 27(10), doi.org/10.1177/1098612X251367629. ↩︎
  21. Wakshlag JJ, Cital S, Eaton SJ, Prussin R, Hudalla C. « Cannabinoid, Terpene, and Heavy Metal Analysis of 29 Over-the-Counter Commercial Veterinary Hemp Supplements ». Veterinary Medicine: Research and Reports, 2020, 11, doi.org/10.2147/VMRR.S248712. ↩︎
  22. Amissah RQ, Vogt NA, Chen C, Urban K, Khokhar J. « Prevalence and characteristics of cannabis-induced toxicoses in pets: Results from a survey of veterinarians in North America ». PLoS One, 2022, 17(4):e0261909, doi.org/10.1371/journal.pone.0261909. ↩︎
  23. Meola SD, Tearney CC, Haas SA, Hackett TB, Mazzaferro EM. « Evaluation of trends in marijuana toxicosis in dogs living in a state with legalized medical marijuana: 125 dogs (2005-2010) ». Journal of Veterinary Emergency and Critical Care, 2012, 22, doi.org/10.1111/j.1476-4431.2012.00818.x. ↩︎
  24. Centre national d’informations toxicologiques vétérinaires (CNITV), présentation du service, cnitv.fr. ↩︎
  25. Commission européenne, registre communautaire des médicaments vétérinaires, clomipramine (Clomicalm), annexe I, résumé des caractéristiques du produit, rubrique 4.2, version du 13 juillet 2021, ec.europa.eu. ↩︎
  26. Commission européenne, registre communautaire des médicaments vétérinaires, fluoxétine (Reconcile), annexe I, résumé des caractéristiques du produit, rubrique 4.2, version du 12 mars 2019, ec.europa.eu. ↩︎
  27. EMA, Comité des médicaments vétérinaires (CVMP), résumé d’avis favorable, dexmédétomidine gel buccal (Sileo), 13 avril 2015, EMA/CVMP/123810/2015, ema.europa.eu. ↩︎
  28. Commission européenne, registre communautaire des médicaments vétérinaires, imépitoïne (Pexion), annexe I, résumé des caractéristiques du produit, rubrique 3.2, version du 23 janvier 2025, ec.europa.eu. ↩︎