Fleurs CBD, Herbe CBD

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Fleurs de cannabis CBD

Les fleurs de cannabis CBD proviennent de variétés de cannabis, ou phénotypes, qui sont apparentées au chanvre industriel. Ces phénotypes se distinguent par des taux de cannabidiol (CBD) plus élevés que pour les autres variétés. Notre CBD shop propose la vente et l’achat en ligne d’une vaste gamme de fleurs CBD. Les fleurs de cannabis CBD que nous distribuons ne sont pas des produits psychotropes et n’ont pas d’effet psychoactif. Elles ont, de fait, une très faible teneur en tétrahydrocannabinol (THC), en conformité avec le seuil maximal légal de 0,2 % autorisé dans les pays de l’Union Européenne. Ces fleurs sont parfois également appelées “cannabis light”, “cannabis légal”, “herbe CBD”, “chanvre CBD”, “fleurs de CBD”.

Un peu de botanique…

Le cannabis (cannabis sativa L., famille des Cannabaceae) est une plante majoritairement dioïque. C’est à dire que chaque plante a un sexe déterminé, soit mâle, soit femelle. Les plantes des variétés de cannabis dioïques présentent des différences morphologiques assez marquées entre les individus mâles des individus femelles. Il existe, donc, des graines femelles et des graines mâles. Les plantes produisant des fleurs femelles sont pollinisées, dans la nature, par le pollen issu des fleurs des plantes mâles.

Il existe aussi des variétés de cannabis, dites monoïques, parfois appelées “hermaphrodites”, qui possèdent des fleurs mâles et femelles sur un même pied. C’est le cas pour de nombreuses variétés de chanvre industriel, notamment celles productrices de graines (ou akènes), et justement sélectionnées pour leur caractère monoïque. Les fleurs femelles des cultivars de chanvre monoïque ont souvent une durée de maturation différente des fleurs mâles situées sur une même plante. A l’état naturel, cela permet d’éviter l’autofertilisation de la plante et de réduire le risque d’appauvrissement de son patrimoine génétique. Ces cultivars monoïques du chanvre produisant beaucoup de graines, ces variétés ne sont que peu ou pas intéressantes pour la production de fleurs séchées.

Fleurs mâles et fleurs femelles sont d’une constitution bien différente et se distinguent facilement. Les fleurs mâles ressemblent à des petites capsules, les anthères, protégées par les sépales, et contiennent un pollen jaune qui est disséminé aux vents lors de leur éclosion. Ce pollen peut voyager sur plusieurs dizaines de kilomètres avant de se fixer sur les stigmates des fleurs femelles et engendrer, ainsi, la production de chènevis, les graines de chanvres. Les fleurs femelles, quant à elles, sont généralement beaucoup plus massives et sont très résineuses. Elles se composent essentiellement de bractées et bractéoles qui protègent les pistils et sont recouvertes de petites glandes résineuses, les trichomes. C’est cette résine, très riche en différents phytocomposés bioactifs, dont les cannabinoïdes, qui fait la renommée du cannabis sur le plan thérapeutique.

Les trichomes et la résine qu’ils contiennent sont, à la base, un mécanisme de protection de la plante contre les nombreuses agressions extérieures: bactéries, levures et moisissures, insectes, animaux, ainsi que les rayons UV du soleil. Plus une plante est soumise à un stress environnemental et plus elle aura ainsi tendance à produire une résine riches en cannabinoïdes, ces métabolites secondaires (c’est à dire des composés produits par la plante mais qui ne sont pas essentiels à sa survie) uniques au cannabis. De très nombreux facteurs influencent cette production de résine lors de la culture: type de substrat, nutriments, durée et type d’éclairage ou d’ensoleillement, température, humidité, niveau de dioxyde de carbone dans l’air, etc. Ce sont tous ces paramètres que les cultivateurs doivent maîtriser pour obtenir les caractéristiques recherchées des phénotypes cultivés, et que l’on retrouve ensuite sur le marché.

Comme pour toute plante cultivée par les communautés humaines, le cannabis a fait l’objet d’innombrables sélections génétiques pour améliorer ou adapter ses caractéristiques utiles au développement de nos sociétés. Ont ainsi été progressivement sélectionnées des variétés aux rendements en fibres, graines ou biomasse plus prolifiques, et à la résistance accrue aux agressions externes (physiques ou de pathogènes). Ces variétés se retrouvent aujourd’hui, par exemple, dans le Catalogue Européen des Variétés qui recense les différentes variétés de chanvre industriel autorisées à la culture sur le territoire de l’Union Européenne. Mais au cours des 50 dernières années, c’est la sélection génétique des variétés de cannabis cultivées pour leurs fleurs “sinsemilla” (c’est à dire sans semence) qui a peut-être été la plus dynamique et créative, bien que souvent effectuée dans l’ombre de la clandestinité.

Les sélectionneurs de variétés de cannabis sinsemilla ont, en grande majorité, cherché à privilégier les profils de fleurs contenant des taux élevés de THCA et surtout destinées à un usage récréatif (ou stupéfiant, selon les opinions..) Si la sélection du génome d’une plante permet d’en contrôler les nombreux aspects de sa production de résine, plusieurs mécanismes épigénétiques peuvent également être activés par les conditions de culture et influencer le produit final. Plusieurs profils organoleptiques distincts de fleurs de cannabis ont ainsi vu le jour au fil des hybridations effectuées sur des variétés de terroirs issues des contreforts de l’Himalaya, des vallées du Liban, des montagnes de Colombie ou des plateaux de Thailand. Des noms de variétés de cannabis THC, aujourd’hui passées à la postérité, comme la Skunk, la Purple Haze, la Blueberry, l’Orange Bud.. sont les résultats des travaux de sélectionneurs passionnés des années 1970, comme Dave Watson, Ben Donkers ou DJ Short.

Et au fur et à mesure que les utilisations thérapeutiques du cannabis ont été redécouvertes, autorisées, ou simplement médiatisées, la sélection de variété s’est progressivement orientée vers les usages thérapeutiques des fleurs ou de leurs extraits. C’est cette approche, qui permet aujourd’hui aux fleurs de cannabis d’effectuer leur révolution, en occident, en retrouvant, progressivement, une place légitime dans la pharmacopée des plantes médicinales. On parle alors de chimiotypes pour distinguer les différentes variétés en fonction des concentrations en phytocomposés appartenant aux métabolites secondaires de la plante. Pour le cannabis, outre les différents cannabinoïdes, ce sont l’expression des terpènes dans les fleurs qui font l’objet d’une attention particulière en raison de leur bioactivité spécifique dans l’organisme.

La légalisation des usages thérapeutiques entraîne ainsi l’apparition de nouvelles variétés de cannabis dont les chimiotypes sont contrôlés afin de produire des traitements ciblant des pathologie spécifiques. Les nombreuses variétés de cannabis CBD qui ont vu le jour dans les années 2010, comme la Charlotte’s Web ou la Cannatonic, sont toutes plus ou moins issues de croisements avec des cultivars de chanvre industriel américains ou européens. Plusieurs variétés THC ont, à leur tour, été hybridées pour accroître leurs taux de CBD, tout en diminuant celui de THC. Tout en se conformant aux législations en vigueur, cela permet à ces variétés CBD de conserver un profil organoleptique proche de celui qui ont fait leur réputation. Et ce sont ces dernières variétés que nous distribuons dans cette catégorie Fleurs CBD de notre boutique en ligne.

Et un peu de chimie…

Les fleurs de cannabis contiennent de très nombreux phytocomposés. Il en a déjà été dénombré plusieurs centaines à ce jour, mais seul un nombre assez limité ont fait l’objet de recherche approfondies.

Les plus emblématiques de ces phytocomposés sont les cannabinoïdes, ces métabolites secondaires qui sont synthétisés naturellement par le cannabis. Ils constituent une classe de composés terpénophénoliques, uniques à cette plante, et dont les plus connus (THC, CBD, CBN) ont été isolés dès les années 1940 par Roger Adams, éminent professeur de chimie de l’université de l’Illinois à Urbana-Champaign. Depuis, de très nombreux travaux ont contribué à élargir cette famille de molécules et à mieux comprendre leurs effets sur les corps humain ou animal. Ainsi, le terme cannabinoïdes désigne, aujourd’hui, plusieurs classes de molécules bien distinctes. Celles issues du cannabis sont appelées ‘phytocannabinoïdes’ pour les distinguer des ‘endocannabinoïdes’, sécrétés par notre organisme et par celui de plusieurs espèces animales, et des ‘cannanbinoïdes de synthèse’ qui forment un groupe de composés disparates dont le point commun est de pouvoir interagir avec les systèmes endocannabinoïdes animal ou humain.

Les phytocannabinoïdes que l’on retrouve dans les fleurs de cannabis représentent un ensemble de plus d’une centaine de molécules différentes, patiemment mises à jour par les chercheurs. Il est possible de regrouper ces variations sous 11 structures principales: le (-)-D9-trans-tetra- hydrocannabinol (D9-THC), le (-)-D8-trans-tetrahydrocannabinol (D8-THC), le cannabigerol (CBG), le cannabichromene (CBC), le cannabidiol (CBD), le cannabinodiol (CBND), le cannabielsoin (CBE), le cannabicyclol (CBL), le cannabinol (CBN), le cannabitriol (CBT), ainsi qu’une classe regroupant des structures de phytocannabinoïdes diverses. Ces composés sont présents en quantité variables selon les variétés de fleurs, et les récoltes. ceux qui sont présents en plus fortes quantités sont les suivants: THC, CBD, THCV, CBG, CBN, tous majoritairement présents sous leur formes acides (THCA, CBDA, CBGA, etc.)

Outre les phtyocannabinoïdes, plusieurs analyses histochimiques ont dressé une liste des nombreux autres phytocomposés qui viennent compléter la remarquable diversité biochimique du cannabis: terpènoides (principalement mono- et sesquiterpènes), flavonoïdes, stilbenoïdes, alkaloïdes, amides phénoliques, lipides, protéines (glycoprotéines) ainsi que divers produits de réactions enzymatiques des cytochromes de la plante. Ce sont ces différents composés qui viennent ainsi contribuer à ce que certains ont qualifié d’effet d’entourage pour suggérer des effets synergiques combinatoires avec les cannabinoïdes dans le cadre d’un usage thérapeutique.

La particularité des fleurs CBD que nous vendons tient au fait qu’elles respectent les contraintes légales actuellement en vigueur au sein de l’Union Européenne concernant leur teneur en THC (THCA), et qu’elles offrent un taux de CBD (CBDA) relativement élevé. Mais ces fleurs contiennent aussi tout le spectre des différents phytocomposés du cannabis, précédemment évoqués et variables selon les variétés et les récoltes. Ainsi les taux de CBD annoncés pour nos fleurs de chanvre CBD, telles que livrées dans leur emballage, doivent-ils être régulièrement remis à jour pour refléter le résultats des analyses effectuées. En outre, ce taux de CBD correspond, plus exactement, à la somme du contenu en CBD et en CBDA, c’est à dire la forme acide du CBD telle que métabolisée par la plante, qui se retrouve en beaucoup plus grosses quantité que le CBD dans la plante à l’état naturel. Pour se changer en CBD (c’est à dire se décarboxyler), le CBDA doit être exposé à la chaleur ou aux rayons UV. D’où l’importance de suivre les conseils sur la décarboxylation, lors de la consommation de fleurs. Une simple consommation des fleurs en vaporisateur, à des températures autour de 180~230°C, permet généralement d’assurer une décarboxylation relativement complète du CBDA.

Au cours des 50 dernières années, un très grand nombre de recherches a été entrepris sur les effets des phytocannabinoïdes sur le corps humain, et notamment les effets du CBD. Mais ce n’est qu’à partir des années 1980 qu’on a commencé à comprendre les récepteurs impliqués dans ces effets, ainsi que le système spécifique de communication physiologique dont ils font parti. Dénommé système endocannabinoïde et composé, notamment, des récepteurs membranaires CB1 et CB2 ainsi que de ligands et d’enzymes opérant la synthèse et de la dégradation des différents cannabinoïdes, ce système concentre une grosse partie des recherches sur les interactions des phytocannabinoïdes avec le corps humain. A l’échelle de ces récepteurs les effets des cannabinoïdes peuvent être très différents. Ainsi le THC a une affinité pour les récepteurs CB1 et CB2, mais il n’opère pas de la même manière avec les CB1, dont il est un agoniste partiel, et les CB2, dont il est un agoniste faible. Le CBD, pour sa part, opère très différemment, ne possédant qu’une très faible affinité pour les récepteurs CB1 et CB2 et agissant comme un antagoniste sur ces deux récepteurs.

À noter que sous leur forme acide les cannabinoïdes ont une activité biologique très différente de leurs formes neutres (décarboxylées). Ils n’interagissent pas de la même manière avec le système endocannabinoïde mis peuvent avoir d’autres effets thérapeutiques bénéfiques. Ainsi du CBDA qui ne semble avoir qu’un effet minimal sur notre système endocannabinoïde, mais qui, par contre, interagit avec plusieurs canaux cationiques TRP (canaux à potentiel de récepteur transitoire): TRPV1, TRPV3, TRPV4 et TRPA1.

Compte tenu de toutes les recherches en cours, la consommation des fleurs CBD offre un potentiel thérapeutique de plus en plus documenté, que ce soit dans le cadre de la médecine conventionnelle ou de pratiques alternatives comme la phytothérapie. Quels qu’en soient les usages, il est toutefois important d’en comprendre les principes actifs pour s’assurer d’une utilisation efficace et contrôlée. En outre, toute utilisation des fleurs CBD dans une démarche thérapeutique, ou pour un usage prolongé, devrait être évoquée avec un médecin pour en assurer le suivi et garantir sa bonne adéquation avec d’autres traitements éventuels.

Usages et propriétés

Les fleurs de cannabis CBD sont un des produits finis contenant du CBD parmi les plus bruts qui soient sur le marché. Cela n’exclut pas différents degrés de raffinages et l’existence de critères complexes pour en déterminer la qualité. Les fleurs CBD séchées peuvent se consommer de nombreuses façons: inhalées, ingérées, utilisées pour des préparations cosmétiques… En fonction des effets recherchés, certaines utilisations seront davantage conseillées, et en fonction des utilisations, les critères de qualités et le raffinage des fleurs ne seront pas identiques. Les fleurs distribuées dans cette catégorie sont principalement destinées à un usage par inhalation vaporisée, et la sélection que nous opérons se fait donc principalement selon ce critère d’utilisation. Les propriétés organoleptiques de ces fleurs, notamment, sont évaluées en fonction des critères d’une consommation inhalée pour laquelle les aspects olfactif et gustatif sont prépondérants. Les effets physiologiques, éventuellement thérapeutique, constituent un critère de sélection tout aussi important et évalués de façon spécifique.

Nous ne prescrivons aucune utilisation spécifique pour les produits à base de CBD que nous distribuons, mais nous nous efforçons de synthétiser et relayer les informations que nous estimons fiables à leur sujet. En ce qui concerne le CBD, nous relevons que c’est un cannabinoïde largement considéré comme non psychoactif et reconnu pour ses propriétés physiologiques relaxante et apaisante, appréciées pour un usage “bien-être”. En outre, le CBD est réputé avoir de très nombreuses autres propriétés thérapeutiques cliniquement établies ou fortement suspectées: analgésique, anti-inflammatoire, neuroprotecteur, antibactérien, antiépileptique, anxiolytique, antidiabétique, anti-tumoral, etc.

L’usage des fleurs CBD, et du CBD sous ses différentes formes, s’est donc progressivement élargi et popularisé, notamment à travers ses usages “bien-être” ou phytothérapeutique . Parmi ces usages on peut citer, par exemple, la récupération après l’effort, l’amélioration de la qualité de sommeil, la relaxation pour combattre le stress, le soulagement de douleurs articulaires, etc. Si pour chacun de ces usages correspond une mode de consommation différent qui doit être établi, relevons les trois principaux modes de consommation habituelle des fleurs CBD :

  • Sous forme inhalée. La vaporisation des phytocomposés bioactifs contenus dans les fleurs au moyen d’un appareil dédié à cet usage offre de nombreux avantages par rapport aux anciennes pratiques ayant recours à la combustion, présentant le triple inconvénient d’être toxique, d’être inefficace et peu rentable, et de gâcher les qualités organoleptiques du produit. Lorsqu’il est inhalé, le CBD (ainsi que les autres composés bioactifs présents dans les fleurs) est administré par la voie pulmonaire. Cela permet son assimilation rapide par l’organisme, tout en permettant une biodisponibilité élevée dans le sang en évitant les phénomènes de métabolisation des effets de premier passage digestif et hépatique qui ont lieu lors d’une administration par voie orale.
  • Par ingestion. S’il est possible d’incorporer les fleurs CBD, préalablement décarboxylées, dans des préparations culinaires, l’utilisation par ingestion la plus courante des fleurs CBD est sous la forme de boisson infusée. Toutefois, outre la décarboxylation, il faut respecter un principe important pour extraire le plus de CBD des fleurs infusées et faciliter son assimilation. Le CBD, qu’il soit, ou non, sous sa forme acide (non décarboxylée), n’est pas soluble dans l’eau, mais son affinité pour les lipides (il est dit ‘lipophile’) lui confère deux avantages: il se solubilise très bien dans les corps gras et il est beaucoup mieux assimilé par l’organisme quand il est ingéré avec des aliments riches en matière grasse. Il convient donc d’infuser les fleurs CBD dans un liquide ayant une forte teneur lipidique comme le lait animal ou végétal, les huiles ou tout autre matière grasse comestible. À noter que par voie orale, le CBD subira alors une métabolisation particulière qu’il est important de prendre en compte dans l’usage qui en est fait.
  • En utilisation cosmétique. Il s’agit ici d’utiliser les fleurs en les incorporant dans des préparations cosmétiques dédiées à un usage cutané. Dans ce cadre ce sont davantage les principes actifs contenus dans les fleurs qui sont extraits selon diverses techniques, notamment de macération, pour les incorporer directement dans les préparations. Cela permet d’accéder à un large spectre de principes actifs propres à un chimiotype spécifique, ou d’accéder au profil organoleptique d’une variété de fleur particulière.

La plupart des fleurs séchées que nous distribuons sur notre boutique CBD en ligne sont cultivées pour contenir le moins de graines possible. Les fleurs grainées sont nettement moins agréables pour une utilisation en vaporisation et contiennent un peu moins de résine que des fleurs non fécondées, de type sinsemilla. Toutefois cette caractéristique est moins pertinente pour les usages en infusion, et nous distribuons d’ailleurs des variétés de fleurs spécifiques dans notre catégorie dédiée à ce mode d’utilisation.