Fleur CBD Amnesia – Premium – Indoor | Suisse 🇨🇭
À partir de 6,00 € le gramme
Vous semblez apprécier nos produits
Sur votre première commande, profitez de 10 % de remise immédiate avec le code :
BIENVENUE
Cliquez sur le code pour le copier.
-10% avec le code BIENVENUE
Le CBD n’est pas un stupéfiant, et le code de la route ne l’interdit pas en tant que tel. Mais les produits au CBD peuvent contenir du THC, qui, lui, est un stupéfiant. Si un contrôle routier puis une analyse révèlent du THC, l’infraction de conduite après usage de stupéfiants est constituée, même si le THC provient d’un produit au CBD vendu légalement1.
Cet article fait le point : ce que dit la loi, comment se déroule le test salivaire, combien de temps le THC reste détectable, les sanctions, les recours et les conséquences pour l’assurance. Les sanctions, alourdies en juillet 2025, sont détaillées plus bas.
Non. Le CBD (cannabidiol) n’est pas classé comme stupéfiant2. Lors d’un contrôle, les tests et les analyses recherchent le THC, la molécule psychotrope du cannabis, et non le CBD3.
Le problème vient du THC présent dans les produits au CBD. En France, ces produits peuvent contenir jusqu’à 0,3 % de THC (voir Taux de THC autorisé en France et en Europe : la règle des 0,3 %). La MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) prévient que ces traces de THC peuvent passer dans le sang ou la salive, et que l’infraction de conduite après usage de stupéfiants peut alors être constatée2. Le ministère de l’Intérieur précise que ces produits augmentent le risque d’un dépistage positif, « surtout en cas d’usage régulier, notamment sous une forme fumée »4.
Certains produits dépassent même la limite. Une étude financée par la MILDECA a analysé 248 produits au CBD achetés en France : 30 contenaient plus de 0,3 % de THC5.
La limite de 0,3 % de THC vaut pour toutes les formes : elle s’applique aux variétés de chanvre comme à leurs extraits et aux produits qui les contiennent, huiles comprises6. Aucune source officielle n’établit qu’une forme de CBD, qu’il s’agisse d’une huile, d’une gélule ou d’un isolat présenté comme « 0 % THC », soit sans risque lors d’un contrôle routier : les données manquent. L’étude financée par la MILDECA invite aussi à se méfier de l’étiquetage. La teneur en CBD ne correspondait à l’étiquette que pour 19 % des produits, et 46 % n’indiquaient pas leur composition. Sur 10 produits achetés en pharmacie, principalement des huiles, un dépassait 0,3 % de THC5.
Le certificat d’analyse du lot indique la teneur en THC mesurée par un laboratoire. Vérifiez que son numéro de lot correspond bien à celui du produit : la même étude a relevé des certificats douteux, ou qui ne correspondaient pas au produit acheté5. Le THCA, forme acide du THC présente dans la plante, compte dans la limite : la méthode officielle chauffe l’échantillon et mesure ainsi la teneur totale en THC7. Même conforme, un produit qui contient jusqu’à 0,3 % de THC peut rendre le test positif. Pour comprendre les taux affichés, consultez La vérité sur le taux de CBD des fleurs de chanvre et Taux de THC autorisé en France et en Europe : la règle des 0,3 %.
Certains cannabinoïdes transformés sont classés comme stupéfiants : le HHC depuis une décision de l’ANSM du 12 juin 20238, le H4CBD et d’autres molécules depuis le 3 juin 20249. Conduire après en avoir fait usage relève donc aussi de l’article L. 235-1, dès lors qu’une analyse en établit l’usage10. L’étude financée par la MILDECA a retrouvé ces molécules, de façon inattendue, dans plus de 4 % des produits vendus comme du CBD5. Pour en savoir plus, consultez H4CBD interdit en France.
Enfin, le CBD n’est pas une substance neutre. Le ministère de l’Intérieur rappelle qu’il reste psychoactif : ses effets relaxants peuvent altérer les capacités de conduite et interagir avec d’autres molécules, notamment des médicaments4. Une pharmacologue citée par la MILDECA évoque des effets de sédation et de somnolence2. L’étude de 2023 rappelle que le CBD peut provoquer somnolence et troubles de la vigilance, et que sa prise avec des médicaments nécessite un avis médical5. En cas de somnolence ou de traitement en cours, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.
L’Epidyolex est un médicament à base de cannabidiol, délivré sur ordonnance. Son résumé des caractéristiques indique qu’il a « une influence majeure sur l’aptitude à conduire », car il peut provoquer somnolence et sédation. Il recommande de ne pas conduire tant que le patient ne sait pas comment le médicament agit sur lui11. Pour le cannabis médical, l’ANSM est plus stricte : « Vous ne devez pas conduire pendant votre traitement par cannabis médical ». L’expérimentation a pris fin le 31 décembre 2024, et seuls les patients déjà inclus poursuivent leur traitement pendant une période transitoire12.
L’article L. 235-1 du code de la route punit toute personne qui conduit un véhicule, ou qui accompagne un élève conducteur, alors qu’une analyse sanguine ou salivaire établit qu’elle a fait usage de substances ou de plantes classées comme stupéfiants10. Le texte réprime l’usage, pas l’état d’influence : il ne fixe aucun taux minimum, et il ne fait pas de différence entre un usage licite ou illicite du produit4.
La règle s’applique à tous les conducteurs : automobilistes, motards, mais aussi cyclistes, utilisateurs de trottinettes et accompagnateurs en conduite accompagnée13.
Le 21 juin 2023, la chambre criminelle de la Cour de cassation a tranché la question du CBD1. La cour d’appel de Rouen avait relaxé un conducteur : l’expertise ne donnait pas de taux de THC, et personne n’avait vérifié si son CBD dépassait la teneur autorisée. La Cour de cassation a annulé cette relaxe. Elle a jugé que :
Elle a confirmé cette position le 6 décembre 202314. Dans cette affaire, la cour d’appel de Douai avait relevé qu’un CBD respectant la limite légale pouvait laisser du THC dans la salive pendant au moins trois heures, et en avait déduit un doute sur l’origine du THC. La Cour de cassation a de nouveau cassé la relaxe : l’infraction existe, « peu important la dose absorbée ».
En 2011, le Conseil constitutionnel a jugé que l’absence de seuil était conforme à la Constitution. Il revient au pouvoir réglementaire, sous le contrôle du juge, de fixer les seuils de détection selon l’état des connaissances15. En février 2024, la Cour de cassation a refusé de transmettre au Conseil constitutionnel une nouvelle question, qui visait justement à distinguer les consommateurs de CBD de ceux de cannabis. Pour la Cour, l’autorisation des produits à 0,30 % de THC au plus est sans incidence sur la conformité du texte16.
Le dépistage est obligatoire après un accident mortel ou corporel. Il est possible après un accident matériel, une infraction, ou en cas de raisons plausibles de soupçonner un usage de stupéfiants. Il peut aussi être pratiqué sur réquisition du procureur, ou à l’initiative des policiers et gendarmes, même sans accident, infraction ni soupçon10.
Le dépistage se fait le plus souvent par un test salivaire, au bord de la route, qui donne un résultat en quelques minutes13. Pour le cannabis, il doit pouvoir détecter le THC à partir de 15 ng/ml de salive. Un test urinaire, réalisé par un médecin, reste possible3.
Ce test ne suffit pas à prouver l’infraction. Selon la Cour de cassation, il a « pour seul objet d’établir une présomption d’usage de stupéfiants »17. Un refus de s’y soumettre est en revanche un délit à part entière (voir plus bas).
Si le test est positif, le conducteur effectue lui-même un prélèvement salivaire, sous le contrôle d’un policier ou d’un gendarme3. Ce prélèvement est analysé en laboratoire par chromatographie couplée à la spectrométrie de masse. La méthode doit détecter le THC dès 1 ng/ml de salive, ou 0,5 ng/ml de sang en cas de prise de sang3.
Ces valeurs sont des seuils minimaux de détection imposés aux laboratoires. Ce ne sont pas des seuils de tolérance : dès que l’analyse confirme la présence de THC, l’infraction est établie1.
Après le prélèvement salivaire, l’agent demande au conducteur s’il souhaite se réserver la possibilité de demander une contre-expertise, ou la recherche de médicaments psychoactifs. S’il répond oui, une prise de sang est réalisée le plus rapidement possible par un médecin, un infirmier ou un biologiste18.
Le permis est retenu sur place si les vérifications sont positives, s’il existe des raisons plausibles de soupçonner un usage de stupéfiants, ou en cas de refus. Lorsque des vérifications de stupéfiants ont été faites, le préfet dispose ensuite de 120 heures pour décider d’une suspension. Cette suspension administrative peut durer jusqu’à un an en cas de conduite après usage de stupéfiants, en attendant le jugement19.
Lorsque le dépistage est positif, les policiers ou gendarmes peuvent aussi, avec l’autorisation du préfet, immobiliser le véhicule et le placer en fourrière à titre provisoire. Ces mesures sont levées immédiatement si les analyses n’établissent pas l’usage de stupéfiants. Le véhicule est restitué si le procureur ne les autorise pas dans un délai de sept jours20.
Il n’existe aucun délai officiel ni aucun délai sûr après lequel on pourrait conduire. La Sécurité routière indique qu’on peut être contrôlé positif « plusieurs heures, voire plusieurs jours » après la prise, selon les produits et les modes d’usage13. Les études donnent des ordres de grandeur, avec de fortes variations d’une personne à l’autre.
Chez des fumeurs quotidiens de cannabis, du THC restait mesurable dans le sang pendant plusieurs semaines d’abstinence, et jusqu’à 30 jours chez certains participants24.
Les données sur les produits au CBD sont rares :
Ces résultats restent limités : les études portent sur peu de personnes, sur des produits et des modes de consommation précis, et souvent sur une seule prise. Un usage régulier allonge la durée de détection. Ces chiffres ne permettent donc pas de déduire un délai sans risque. La seule façon d’éviter un résultat positif est de ne pas conduire après avoir consommé un produit pouvant contenir du THC.
Un résultat positif ne signifie pas que le conducteur était sous l’effet du THC. Dans un essai mené aux Pays-Bas, la conduite était altérée 40 à 100 minutes après l’inhalation de cannabis riche en THC, mais plus 4 à 5 heures après. Le cannabis riche en CBD n’a pas modifié significativement la conduite, avec des réserves des auteurs sur la portée de ce résultat27. Mais la loi française ne tient pas compte de cette distinction : elle punit l’usage établi par l’analyse, quelle que soit la quantité14.
Depuis le 11 juillet 2025, la conduite après usage de stupéfiants est punie de trois ans d’emprisonnement et de 9 000 euros d’amende28. Si le conducteur était aussi sous l’empire d’un état alcoolique caractérisé, les peines passent à cinq ans d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende10.
Le tribunal peut prononcer des peines complémentaires10 :
Le permis perd de plein droit la moitié de son nombre maximal de points, soit 6 points sur un permis à 12 points, et les trois quarts en cas de cumul avec l’alcool10. Comme pour tout délit, la condamnation est inscrite au casier judiciaire13.
Le conducteur dispose de cinq jours après la notification des résultats pour demander un examen technique ou une expertise au procureur de la République, au juge d’instruction ou au tribunal. La contre-expertise, confiée à un autre laboratoire, porte sur l’échantillon conservé à cet effet. Le conducteur peut aussi demander la recherche de médicaments psychoactifs18. Cette possibilité se prépare dès le contrôle : c’est au moment du prélèvement salivaire que le conducteur indique s’il souhaite se la réserver18.
Si le conducteur s’est réservé cette possibilité et qu’aucune prise de sang n’a été faite, la Cour de cassation considère que ses droits ont été « irrémédiablement compromis » : la procédure peut alors être annulée30.
En revanche, certains arguments ne fonctionnent pas :
La contestation repose donc surtout sur le respect de la procédure. Un avocat peut examiner le dossier.
Une condamnation ne prive pas automatiquement de l’assurance obligatoire : toute clause qui prévoit la déchéance de la garantie en cas de condamnation pour conduite après usage de stupéfiants est réputée non écrite31. Mais l’assureur peut résilier le contrat après un sinistre causé par un conducteur sous l’emprise de stupéfiants32.
Selon la Sécurité routière, après un accident lié aux drogues, le conducteur s’expose aussi à une hausse de ses cotisations et à une réduction ou une annulation de ses propres indemnisations. Les victimes sont indemnisées, mais l’assureur peut se retourner contre le conducteur pour récupérer les sommes versées13. Les conditions exactes dépendent du contrat.
La loi du 3 février 2003 a créé le délit de conduite après usage de stupéfiants. Il était alors puni de deux ans d’emprisonnement et de 4 500 euros d’amende33. En 2011, le Conseil constitutionnel a jugé ce texte conforme à la Constitution15.
En 2016, un décret a fait du prélèvement salivaire la méthode de confirmation habituelle : la prise de sang n’était plus systématique et n’intervenait plus qu’à la demande du conducteur34. L’arrêté du 13 décembre 2016 a fixé les seuils de détection toujours en vigueur3.
En 2023, la Cour de cassation a jugé à deux reprises que la consommation d’un produit au CBD légal n’empêchait pas la condamnation114. En 2024, elle a refusé de transmettre au Conseil constitutionnel une question sur ce point16.
La loi du 9 juillet 2025, qui a créé l’homicide routier, a porté les peines de deux à trois ans d’emprisonnement et de 4 500 à 9 000 euros d’amende. Elle a aussi allongé la durée maximale de la suspension du permis de trois à cinq ans28. La loi du 18 août 2026 a de nouveau modifié ces articles, sans changer les peines encourues pour la conduite après usage de stupéfiants3510.
Le CBD n’est pas interdit au volant, mais le THC l’est. Comme un produit au CBD peut contenir jusqu’à 0,3 % de THC, conduire après en avoir consommé expose à un contrôle positif et à des poursuites, même si le produit est légal.
Aucun délai sûr n’existe. Selon les études, le THC peut rester détectable quelques heures après une prise isolée, et bien plus longtemps en cas d’usage régulier. Seule l’absence de consommation d’un produit contenant du THC écarte le risque.
Le test salivaire ne recherche pas le CBD, mais le THC. Le THC présent dans un produit au CBD peut en revanche être détecté par le test, puis confirmé par l’analyse en laboratoire.
Non. Les valeurs fixées par l’arrêté du 13 décembre 2016 (15 ng/ml pour le test, 1 ng/ml de salive ou 0,5 ng/ml de sang pour l’analyse) sont des seuils de détection. Dès que l’analyse confirme la présence de THC, l’infraction est constituée.
Les mêmes sanctions que pour toute conduite après usage de stupéfiants : jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende, la perte de 6 points, la suspension ou l’annulation du permis, et une inscription au casier judiciaire.