L’utilisation du CBD dans le cadre des règles douloureuses

L'utilisation du CBD dans le cadre des règles douloureuses 1

Les femmes en âge de procréer ne sont pas étrangères aux effets secondaires parfois invalidants qui accompagnent les cycles menstruels.

Le CBD, par ses effets analgésique et anti-inflammatoire, est une alternative très intéressante au traitement de la douleur dans cette situation. L’intérêt pour ce cannabinoïde naturel croît à mesure que l’intérêt pour les traitements holistiques augmente également.
En effet, même si la médecine à base de cannabis est décrite depuis des centaines d’années, ce n’est que récemment que nous avons vu l’approche plus scientifique et fondée sur des preuves de son utilisation, et les enquêtes en cours continuent d’explorer ses avantages médicaux potentiels. Mais alors qu’historiquement, plus d’attention a été accordée au composant psychoactif de la plante de cannabis Δ9-tétrahydrocannabinol (THC), il y a eu moins d’études scientifiques sur l’utilisation médicale du cannabidiol (CBD) – un composant non-enivrant de la plante de Cannabis sativa.

En examinant la littérature récente, nous avons étudié l’utilisation du CBD et son rôle potentiel dans la gestion de la douleur, en particulier la douleur menstruelle ou « dysménorrhée ».

Pourquoi a-t-on des règles douloureuses ?

La dysménorrhée est une affection dans laquelle les femmes ressentent des douleurs pendant la période de leurs règles. Les règles sont la manifestation menstruelle et cyclique de modifications ovariennes et endométriales dans le corps. Chaque mois, le corps de la femme se prépare à la grossesse. Si aucune grossesse ne se produit, alors l’utérus perd sa muqueuse. Le sang menstruel est donc en partie du tissu provenant de l’utérus qui se contracte. En plus des saignements, la femme peut souffrir de crampes abdominales et pelviennes, ainsi que de douleurs dans le bas du dos, associées à des maux de tête.
En 2016, le National Health Service (NHS) a publié un article de recherche sur le lien entre les règles douloureuses et l’inflammation. « Les scientifiques ont finalement découvert pourquoi les règles faisaient si mal, à la suite d’une étude révolutionnaire sur les douleurs menstruelles », a cité The Independent. L’étude a été publiée dans la revue médicale Journal of Women’s Health [1]. La principale information divulguée par l’étude est que la douleur est causée par l’augmentation de la formation et de la libération de substances pro-inflammatoires, appelées prostaglandines, dans la couche interne de l’utérus.

Qu’est-ce que les prostaglandines ?

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Les prostaglandines sont des acides gras complexes de type hormonal qui appartiennent à la famille des eicosanoïdes. Les eicosanoïdes sont présents dans tous les tissus du corps et sont impliqués dans l’inflammation. Ils ont également d’autres fonctions, notamment la contractilité des muscles lisses, la coagulation sanguine, la dilatation vasculaire et l’immunité.
Les principaux types de prostaglandines sont les prostaglandines anti-inflammatoires (PGE1 et PGE3), qui diminuent l’inflammation, et les prostaglandines pro-inflammatoires (PGE2), qui provoquent la contraction utérine. Quand il y a un déséquilibre et une production accrue de PGE2 dans l’utérus, il en résulte une dysménorrhée. C’est pourquoi on pense que les femmes qui ont des niveaux de prostaglandines pro-inflammatoires élevés pendant leurs règles ont tendance à avoir des crampes menstruelles plus prononcées.
Pendant le cycle menstruel, la valeur du pH dans le vagin change également dans de nombreux cas, ce qui peut entraîner une inflammation du vagin [2, 3]. La contraction de l’utérus associée à la réduction de l’apport sanguin à la muqueuse de l’utérus sont d’autres éléments accentuant la douleur.

Le CBD, une alternative aux anti-inflammatoires non-stéroïdiens

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L’ibuprofène en est l’exemple le plus connu pour réduire les douleurs menstruelles. Il est souvent prescrit pour réduire l’inflammation. Ce médicament de type anti-inflammatoire non- stéroïdien (AINS) fonctionne en empêchant littéralement notre corps de produire l’hormone prostaglandine pro-inflammatoire.
Le CBD est censé fonctionner de la même manière !
À cette différence près :
Les AINS agissent en inhibant une enzyme, la COX-2, impliquée dans la production des prostaglandines pro-inflammatoires que nous avons précédemment mentionnées et, par conséquent, ils réduisent les crampes, l’inflammation, la douleur, ainsi que les saignements menstruels abondants. Malheureusement, il se trouve qu’ils inhibent par la même occasion la COX-1 (une autre enzyme, qui joue un rôle-clef dans la protection de la muqueuse gastrique), ce qui peut entraîner des symptômes gastriques et digestifs : des ballonnements, des brûlures d’estomac, etc. Notons que la sur-utilisation des anti-inflammatoires non-stéroïdiens peut même provoquer une toxicité hépatique, en plus de diminuer le flux sanguin vers les reins.
Contrairement aux AINS, qui inhibent également l’enzyme COX-1, le CBD n’inhibe que la COX-2, ce qui empêche la production de prostaglandines pro-inflammatoires sans entraîner de troubles digestifs [4].

« Le cannabis est un trésor médicinal à découvrir. »

Dr Raphaël Mechoulam, biochimiste israélien, professeur de chimie médicinale à l’Université hébraïque de Jérusalem, considéré comme le « père de la science du cannabis » (né en 1930).

Avant d’aller plus loin dans l’action du CBD sur les douleurs de règles, voici une brève introduction sur le CBD et le système endocannabinoïde…

La plante de cannabis est cultivée et utilisée depuis l’Antiquité pour ses applications industrielles et ses bienfaits médicinaux. Récemment, elle a gagné en attractivité pour le soulagement des douleurs menstruelles. La plante contient plus de 120 substances phyto-chimiques différentes, connues sous le nom de cannabinoïdes, dont le CBD est le deuxième constituant le plus courant après le THC. Le CBD a un grand potentiel en tant qu’analgésique, antiépileptique, relaxant musculaire, anxiolytique, neuroprotecteur et antipsychotique. C’est aussi un puissant agent anti-inflammatoire et antioxydant, comme en témoignent plusieurs études [5, 6, 7, 8].
Au cours des dernières années, le CBD a gagné en popularité en raison de tous ces bienfaits anecdotiques sur la santé. Les changements de réglementation à travers le monde ont entraîné la disponibilité d’une large gamme de produits, tels que les teintures-mères, les capsules, les huiles, les pommades et les produits comestibles. Bien que les études en cours soient incomplètes, la popularité et l’intérêt accrus pour les produits à base de CBD sont indiqués par les plus de 500 études cliniques en cours et enregistrées auprès de la bibliothèque nationale de médecine des États-Unis. Pour comprendre les avantages potentiels des produits au CBD utilisés contre les douleurs menstruelles, il faut d’abord comprendre le rôle du système endocannabinoïde du corps humain.

En 1988, une étude financée par le gouvernement des États-Unis a découvert que le cerveau humain possède des récepteurs qui correspondent directement aux principes actifs présents dans le cannabis. Fait intéressant, ces soi-disant récepteurs se sont avérés être le plus grand neurotransmetteur présent dans le cerveau. Au fur et à mesure que la recherche se poursuit vers une compréhension plus éclairée des plantes de Cannabis sativa et de leurs interactions avec la biologie humaine, les biologistes découvrent un nouveau réseau de signalisation moléculaire impliqué dans un large éventail de processus physiologiques. Ce système a été nommé, à juste titre, le système endocannabinoïde ou ECS.

Mais qu’est-ce que le CBD a à voir avec tout cela ?

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Dans notre ECS, nous avons des récepteurs CB1 et CB2. Les récepteurs CB2 aident à réguler notre système immunitaire. Lorsque le CBD pénètre dans notre corps, il se lie facilement à ces récepteurs CB2, ce qui en fait un outil incroyable pour lutter contre l’inflammation.
L’ECS est directement responsable de la régulation de plusieurs autres systèmes essentiels dans l’ensemble de notre corps. L’idée est que lorsqu’un déséquilibre se produit, les cannabinoïdes présents dans le chanvre, tels que le CBD, peuvent être utilisés pour compléter et rétablir l’harmonie.
La nature régulatrice du système endocannabinoïde signifie que la consommation de CBD pourrait aider à réguler les processus corporels qui sont affectés par le cycle menstruel, y compris les contractions qui provoquent des crampes menstruelles. Lorsque ces récepteurs cannabinoïdes reçoivent du CBD, ils peuvent changer la façon dont le cerveau reçoit les signaux de douleur, tout en aidant à équilibrer les hormones responsables de la surproduction de prostaglandines pro-inflammatoires et, donc, de l’inflammation potentielle qui peut aggraver la douleur.

Le CBD, en tant qu’analgésique sans effet enivrant, est un choix idéal pour les femmes souffrant de douleurs menstruelles sévères

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Vous ressentez de la douleur aussi parce que votre cerveau vous le dit ! Le cannabidiol élève en effet une substance biochimique dans le cerveau, un endocannabinoïde appelé anandamide, qui se lie au récepteur CB1. Ce dernier aide à réguler les fonctions neurologiques de notre cerveau, comme le cycle du veille-sommeil, l’appétit, l’humeur et la sensibilité à la douleur. En élevant l’anandamide, le CBD a la capacité de réduire notre sensibilité à la douleur, rendant certaines affections, telles que les douleurs menstruelles, plus gérables. Ce qui est bien avec le CBD, c’est qu’il ne crée pas de dépendance et que nous n’avons pas à nous soucier d’une surdose accidentelle lorsque nous en prenons plus contre nos douleurs.
En mars 2008, Ethan Budd Russo, docteur au Département des Sciences Pharmaceutiques de l’Université du Montana, a également découvert que le CBD et le cannabis sous toutes leurs formes offraient des avantages significatifs dans le traitement de la « douleur difficile à gérer » [9].
Par ailleurs, l’étude de Russo, publiée en 2002 [10], présente l’histoire de l’utilisation des phyto-cannabinoïdes dans la littérature depuis l’époque pharaonique jusqu’à l’époque actuelle, en tant que médicament en obstétrique et en gynécologie. Celle-ci soutient la proposition selon laquelle le cannabis a été utilisé historiquement contre plusieurs problématiques de santé, dont la dysménorrhée. La revue historique du Dr Russo souligne même qu’en Chine, comme décrit dans un vieux livre (1596) de Li-Shih-Chen, les fleurs de cannabis étaient utilisées contre les troubles menstruels.
Des recherches, limitées à ce jour, soutiennent ces affirmations en termes d’analgésie, d’activités antispasmodique et anti-inflammatoire des phyto-cannabinoïdes.

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Source : Cannabis Treatments in Obstetrics and Gynecology: A Historical Review

Photo de « Dysmenine », un médicament breveté de la fin du XIXe siècle contre les crampes menstruelles, contenant du cannabis.
(Photo d’E.B. Russo, avec la permission de Michaël Krawitz, du Cannabis Museum.)

Le CBD agit également comme relaxant musculaire et vasculaire

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Une grande partie de la douleur ressentie pendant la menstruation est causée par des contractions des muscles lisses qui tapissent l’utérus. Des études montrent que la capacité du CBD à cibler certains récepteurs situés dans les muscles lisses peut aider les tissus musculaires à se détendre [11]. Ainsi, le CBD peut jouer un rôle majeur dans le soulagement de ces crampes douloureuses en encourageant les muscles du bas de l’abdomen à se relâcher.
Lorsque le CBD déclenche la relaxation des muscles lisses, le flux sanguin est augmenté dans les vaisseaux sanguins qui les tapissent. Cela peut paraître mauvais de prime abord, mais une hausse du flux sanguin dans ces vaisseaux sanguins signifie plus de dioxygène pour le tissu de la muqueuse utérine mourant ; et, donc, vous l’aurez deviné, moins de crampes !
Bien que souvent associées au cycle menstruel, les crampes douloureuses peuvent également être causées par d’autres pathologies du système reproducteur féminin, comme l’endométriose.

CBD et endométriose, le système endocannabinoïde encore en jeu

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L’endométriose est définie comme la présence d’excroissances extra-utérines anormales du tissu endométrial utérin. Elle est associée à une douleur intense, à une inflammation et, dans certains cas, à la formation d’un tissu cicatriciel [12]. Les stratégies actuelles de gestion de la douleur comprennent la thérapie médicale et hormonale, ainsi que la chirurgie. La prise en charge médicale de la douleur est souvent insuffisante et est associée à un taux élevé de récidives. Le système endocannabinoïde a récemment émergé comme une cible pharmacologique pertinente pour la gestion de la douleur liée à l’endométriose.
Le CBD est donc une option alternative prometteuse, du fait de ses propriétés anti-inflammatoire et antalgique démontrées [13, 14]. Rappelez-vous : le CBD interagit avec le système endocannabinoïde du corps humain via les récepteurs CB1 et CB2, afin d’atténuer la douleur et d’améliorer la réponse anti-inflammatoire de notre organisme. En outre, la recherche montre que la prise d’huile de CBD peut également soulager de l’anxiété et de la dépression pouvant résulter d’une maladie chronique douloureuse, comme l’endométriose.
Les résultats d’une enquête présentée lors du Congrès de l’Association américaine des chirurgiens laparoscopiques (AAGL), qui s’est tenu à Vancouver en 2019, menée sur deux groupes de patientes, renforcent cette preuve de l’efficacité du CBD dans l’endométriose. Sur les 240 patientes du premier groupe, 30 % ont révélé avoir essayé le cannabidiol, avec une amélioration constatée par la moitié d’entre elles. Sur les 124 patientes du second groupe, 50 % ont pris du CBD, et 65 % d’entre elles ont noté une diminution de leurs douleurs [15].
Selon Russo, le cannabidiol serait également un stimulateur du récepteur TRPV1 (Transient Receptor Potential Vanilloid type 1). Cela dit, après avoir été stimulé, le récepteur TRPV1 ne répond plus. Autrement dit, le CBD serait capable de le désensibiliser. C’est donc une autre façon de traiter la douleur. Cela ressemble à la sensation apaisante que procure l’application d’un coussin chauffant, qui est en partie due à une légère activation du récepteur TRPV1 sensible à la chaleur. Cela entraîne une désensibilisation du récepteur TRPV1, de laquelle découle un effet analgésique.

Saviez-vous que les phyto-cannabinoïdes sont utilisés contre les douleurs gynécologiques depuis l’époque de la reine Victoria ? Sir John Russell Reynolds, médecin personnel de la reine Victoria, aurait prescrit de la teinture-mère de chanvre à Sa Majesté pour atténuer ses crampes menstruelles douloureuses [16].

Voies d’administration, dosage et innocuité du CBD

Il existe une myriade de formulations et de modes d’utilisation du CBD pour soulager des douleurs menstruelles. Il peut donc être difficile de déterminer la dose exacte et la voie d’administration les plus efficaces. La bonne façon de consommer du CBD dépend de nos préférences personnelles. Mais il est utile d’adopter une approche systématique pour déterminer la dose de CBD qui nous convient personnellement. Pour celles qui veulent l’essayer, sachez que le CBD a un profil d’effets indésirables extrêmement faible. En 2018, l’Organisation Mondiale de la Santé a conclu dans une revue : « À ce jour, il n’y a aucune preuve d’utilisation récréative du CBD ou de problèmes liés à la santé publique associés à l’utilisation du CBD pur. »

À titre informatif, le CBD se décline sous différentes formes galéniques :

  • LE SPECTRE COMPLET : le produit contient tous les cannabinoïdes (y compris le THC à faible dose, sous les 0,2 % réglementaires), et les autres constituants naturels du cannabis.
  • LE SPECTRE LARGE : le produit est constitué de tous les cannabinoïdes (à l’exception du THC), et des autres constituants naturels du cannabis.
  • L’ISOLAT : c’est la forme de CBD la plus pure. Elle ne contient aucun autre composant naturel, juste du CBD pur.

On peut utiliser le CBD de plusieurs manières :

  • Des gouttes d’huile ou de teinture-mère qu’on met sous la langue.
  • Des lotions qu’on applique sur la peau.
  • Des gummies qu’on mâche et avale.
  • Des fleurs de chanvre séchées qu’on inhale à l’aide d’un vaporisateur.
  • Des fleurs de chanvre séchées qu’on boit, après infusion dans du lait entier ou du lait végétal.
  • Des microcapsules faciles à avaler avec de l’eau.
  • Prendre un bain chaud infusé au CBD (bombes de bain au CBD).

    De plus, il existe une méthode en vogue, qui consiste à utiliser du CBD sous forme de suppositoire.

Le suppositoire vaginal pour lutter contre les douleurs menstruelles, ça existe !

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Administrés par voie vaginale, les phyto-cannabinoïdes peuvent réduire l’intensité des crampes. Les tampons au CBD agissent localement pour procurer un soulagement rapide et puissant. Contrairement à ce à quoi on pourrait penser, les tampons au CBD ne sont pas de vrais tampons. Ce sont des suppositoires qui s’insèrent dans la cavité vaginale, puis fondent contre notre peau. Ces tampons visent à faire absorber les molécules de cannabidiol par notre corps. En théorie, cela fonctionne comme par magie !

Découvrons comment…
Il y a un manque flagrant de recherches en ce qui concerne le suppositoire vaginal au CBD. Cependant, la plupart des femmes ont signalé des effets miraculeux contre les douleurs menstruelles en l’essayant. En plus de gérer la douleur, ces femmes l’utilisent également à d’autres fins. Les phyto-cannabinoïdes peuvent aider le muscle du plancher pelvien à se détendre et peuvent par extension aider à réduire la douleur ressentie lors des rapports sexuels avec pénétration.
Des études suggèrent que, lorsqu’ils sont absorbés par les tissus du vagin, les phyto-cannabinoïdes ne pénètrent pas dans la circulation sanguine pour circuler à travers tout le corps. Au lieu de cela, ils prennent effet uniquement dans cette zone-là. Une explication potentielle à cela est que, comme les phyto-cannabinoïdes sont des molécules hydrophobes et lipophiles qui se dissolvent dans les graisses plutôt que dans l’eau, ils sont plus susceptibles d’être absorbés dans les tissus adipeux environnants. Notons que notre région pelvienne possède une tonne de nerfs et de muscles importants qui relient les jambes et la colonne vertébrale, ce qui en fait une zone idéale à cibler par ce suppositoire.
En plus de détendre les muscles et de diminuer les douleurs menstruelles, notre corps peut en fait absorber environ 2,5 fois plus de phyto-cannabinoïdes lorsqu’ils sont utilisés sous forme de suppositoire plutôt que sous forme comestible. Toutefois, il est à noter que la réponse de chaque personne aux phyto-cannabinoïdes dépend de la façon dont son ECS y réagit. Ainsi, ce qui fonctionne pour une personne ne fonctionne pas nécessairement pour une autre.

Le mot de la fin

La stigmatisation associée à la prise de dérivés de cannabis a longtemps conduit les femmes à en garder leur consommation secrète auprès de leur médecin. Pourtant, interrogées, d’innombrables femmes ne jurent que par le soulagement que cela leur procure ! Aujourd’hui, heureusement, les choses évoluent, et l’acceptation législative, culturelle et scientifique de cette substance végétale à des fins médicales gagne en intérêt pour plusieurs troubles de santé, y compris la dysménorrhée.
Alors, si comme beaucoup de femmes, vous recherchez des moyens naturels et non-addictifs de traiter vos douleurs menstruelles, le CBD serait peut-être une solution à envisager !

Références :

[1]
– Ellen B. Gold, Craig Wells, and Marianne O’Neill Rasor, The Association of Inflammation withPremenstrualSymptoms, Journal of Women’sHealth, 2016

[2] Rajkumar, H.;Ramalaxmi, B.; Swetha, E.; Balakrishna, N.; Mastromarino, P. Evaluation of vaginal pH for detection of bacterialvaginosis.Indian J. Med. Res.2013,138, 354–359.


[3] – Bruni, N.; Della-Pepa, C.; Oliaro-Bosso, S.; Pessione, E.; Gastaldi, D.; Dosio, F. Cannabinoiddeliverysystems for pain andinflammation treatment.Molecules2018,23, 2478


[4] Ethan B Russo, Cannabinoids in the management of difficult to treat pain, Ther Clin Risk Manag. 2008


[5] Burstein, S. Cannabidiol (Cbd) and itsanalogs: A review of theireffects on inflammation.Bioorg. Med. Chem.2015,23, 1377–1385


[6]
Couch, D.G.;Tasker, C.; Theophilidou, E.; Lund, J.N.; O’Sullivan, S.E. Cannabidiol and palmitoylethanolamide are anti-inflammatory in the acutelyinflamedhumancolon.Clin. Sci.2017,131, 2611–2626


[7] Mendes, H.A.C.; Lima, D.; de Costa, F.; Deshmukh, K.; Li, N.; Chow, A.M.; Marques, J.A.; Pereira, R.P.; Kerman, K. Probingtheantioxidantactivity ofδ9-tetrahydrocannabinol and cannabidiol in cannabis sativa extracts.Analyst2019,144, 4952–4961.


[8]
Borges, R.S.; da Silva, A.B.F. Cannabidiol as an antioxidant. InHandbookof Cannabis and RelatedPathologies; Preedy, V.R., Ed.;Academic Press: San Diego, CA, USA, 2017; Chapter E12; pp. e122–e130

[9] Russo EB. Cannabinoids in the management of difficult to treat pain. Ther Clin Risk Manag4: 245-259, 2008


[10] Russo, Cannabis Treatments in Obstetrics and Gynecology: A HistoricalReview, Journal of Cannabis Therapeutics 2(3-4):5-35, 2002


[11]
https://rep.bioscientifica.com/view/journals/rep/139/4/783.xml

[12]The ClinicalSignificance of Endocannabinoids in Endometriosis Pain Management, Cannabis and CannabinoidResearch 2(1):72-80, 2017


[13] – Natalia Dmitrieva, Hiroshi Nagabukuro, David Resuehr,Guohua Zhang, Stacy L. McAllister, Kristina A. McGinty,Ken Mackie and Karen J. Berkley, Endocannabinoidinvolvement in endometriosis, 2010


[14] – Jerome Bouaziz, Alexandra Bar On, Daniel S. Seidman, and David Soriano, The ClinicalSignificance of Endocannabinoids in Endometriosis Pain Management, Cannabis CannabinoidRes. 2017


[15] https://www.proquest.com/openview/87c762253b5dca9554075d4fe675bda3/1?pq-origsite=gscholar&cbl=48920


[16] – Cox A. Management of interstitialcystitis/bladder pain syndrome. Can Urol Assoc J. 2018;12(6 Suppl 3):S157-60. doi:10.5489/cuaj.5324