CBD et sommeil : ce que dit la recherche sur les troubles du sommeil

Beaucoup de personnes s’intéressent au cannabidiol (CBD) pour mieux dormir. La recherche sur le sujet existe, mais elle reste mince : les essais chez l’humain sont peu nombreux, souvent petits et de courte durée. Une revue systématique de 2020 conclut que les preuves sont insuffisantes pour justifier l’usage des cannabinoïdes dans le traitement d’un trouble du sommeil1.

Voici ce que montrent les études, trouble par trouble, ce qu’elles ne montrent pas, et les précautions à connaître. Le CBD n’est ni un somnifère ni un traitement : en cas de troubles du sommeil, parlez-en à votre médecin.

Sommeil, système endocannabinoïde et CBD

Le corps produit ses propres cannabinoïdes, appelés endocannabinoïdes. Les deux principaux sont l’anandamide et le 2-AG. Ils agissent surtout sur le récepteur cannabinoïde de type 1 (CB1)2.

Chez l’animal comme chez l’humain, ce système semble jouer un rôle dans le rythme veille-sommeil et dans la stabilité du sommeil2. D’où l’intérêt des chercheurs pour les cannabinoïdes de la plante, dont le THC et le CBD. Ces molécules agissent sur ce système, mais aussi sur d’autres qui influencent l’anxiété, l’humeur et le rythme circadien1.

Le CBD ne se comporte pas comme le THC. Le comité d’experts de l’Organisation mondiale de la santé n’a pas trouvé de propriétés psychoactives au CBD pur, et conclut qu’il ne présente pas de potentiel d’abus ou de dépendance3.

Ce que montrent les études chez l’humain

Insomnie : des essais peu nombreux et peu concluants

L’essai le plus direct a été publié en 2024. Trente adultes souffrant d’insomnie modérée à sévère ont reçu du CBD ou un placebo, chaque soir, pendant deux semaines4. Résultats :

  • la sévérité de l’insomnie a diminué dans les deux groupes, sans différence significative entre CBD et placebo ;
  • le temps d’endormissement, les réveils nocturnes et la durée totale du sommeil n’ont pas différé non plus ;
  • seuls l’efficacité du sommeil mesurée au poignet (actimétrie) et le bien-être déclaré étaient meilleurs dans le groupe CBD : sur la plupart des mesures du sommeil, le CBD a été « similaire au placebo », selon les auteurs.

La sévérité de l’insomnie a nettement baissé dans le groupe placebo aussi. Les auteurs ne commentent pas cet effet placebo, mais signalent que des changements d’hygiène du sommeil, non mesurés, ont pu influencer les résultats. Ils appellent à des essais plus larges4.

Chez 27 volontaires en bonne santé, une dose unique de CBD prise avant la nuit n’a pas modifié le sommeil enregistré en laboratoire (polysomnographie) par rapport à un placebo5.

Une méta-analyse de 2022 a réuni 39 essais et 5 100 patients, en majorité atteints de douleurs chroniques et traités par cannabis médical ou cannabinoïdes. Elle trouve une amélioration du sommeil, mais « probablement faible ». Elle relève aussi davantage de vertiges, de somnolence, de bouche sèche, de fatigue et de nausées6. Ces résultats ne portent pas sur le CBD seul.

Anxiété et sommeil : une série de cas sans groupe témoin

Une étude américaine de 2019 a suivi 72 adultes d’une clinique psychiatrique, qui prenaient du CBD en complément de leur prise en charge habituelle7 :

  • l’anxiété a diminué le premier mois chez 79 % des patients et est restée plus basse ensuite ;
  • le sommeil s’est amélioré le premier mois chez 67 % des patients, mais s’est dégradé chez 25 %, et les scores ont fluctué par la suite.

Il s’agit d’une étude rétrospective, sans groupe placebo. La plupart des patients prenaient d’autres médicaments. Les auteurs demandent eux-mêmes une interprétation « très prudente »7.

Une série de cas décrit l’évolution de patients traités, sans groupe de comparaison. Elle ne permet donc pas de distinguer l’effet du produit d’un effet placebo ou d’une amélioration spontanée. C’est le rôle de l’essai contrôlé, où un groupe reçoit un placebo sans le savoir. Le CBD pourrait-il aider le sommeil de façon indirecte, en agissant sur l’anxiété ? La question n’est pas tranchée : ce que dit la recherche sur l’anxiété est détaillé dans notre article CBD, stress et anxiété.

Stress post-traumatique : des pistes encore préliminaires

Le stress post-traumatique perturbe souvent le sommeil, avec des cauchemars et des réveils nocturnes. Chez le rongeur, le CBD facilite l’extinction des souvenirs de peur et bloque leur reconsolidation8. Chez l’humain, les données se limitent à quelques études, dont un cas isolé publié en 2016 : celui d’une fillette de 10 ans dont l’anxiété et le sommeil se sont améliorés9. Un cas unique ne permet aucune conclusion.

Pour les cauchemars liés au stress post-traumatique, des travaux portent sur un cannabinoïde de synthèse, la nabilone, et non sur le CBD10. Le stress post-traumatique relève d’une prise en charge médicale et psychologique.

Douleur et sommeil : des résultats qui concernent l’association THC et CBD

La douleur chronique gêne souvent le sommeil. Un essai a porté sur 177 patients atteints de cancer, mal soulagés par leurs opioïdes. Un extrait associant THC et CBD (et non du CBD seul) y a réduit la douleur davantage qu’un placebo. En revanche, la qualité du sommeil n’a pas différé significativement entre les groupes11. Une aide indirecte au sommeil, par le soulagement de la douleur, n’est donc pas démontrée ici, et encore moins pour le CBD seul. Pour la douleur, voir notre article CBD et douleur.

Apnée du sommeil : des études sur le THC, pas sur le CBD

Chez des patients atteints d’apnée du sommeil, une étude a mesuré dans le sang des taux plus élevés d’une molécule apparentée aux endocannabinoïdes, l’oléoyléthanolamide. Les auteurs y voient une possible réaction de protection, sans l’avoir démontrée12.

Chez le rat, le THC a réduit le nombre d’apnées pendant le sommeil13. Chez l’humain, un essai sur 73 adultes a testé le dronabinol, un THC de synthèse. Celui-ci a diminué le nombre d’apnées par rapport au placebo, sans améliorer l’oxygénation ni l’architecture du sommeil14.

Ces résultats ne concernent pas le CBD. Aucune étude ne permet de le proposer contre l’apnée du sommeil ou le ronflement. Des ronflements forts, des pauses respiratoires remarquées par l’entourage et une somnolence dans la journée doivent faire consulter. Non traitée, l’apnée augmente le risque de maladies cardiovasculaires et métaboliques15.

Troubles du comportement en sommeil paradoxal : un essai contrôlé négatif

Ce trouble fait bouger ou crier la personne pendant ses rêves. Il touche notamment des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. En 2014, une série de quatre patients avait décrit une baisse rapide des épisodes sous CBD16.

La même équipe a ensuite mené un essai contrôlé contre placebo chez 33 patients, pendant 14 semaines. Le CBD n’a pas réduit le nombre de nuits avec des épisodes. Seule la satisfaction vis-à-vis du sommeil s’est améliorée de façon passagère17. C’est un bon exemple : un résultat encourageant sur quelques cas, que l’essai contrôlé n’a pas confirmé.

Le CBD réveille-t-il ou endort-il ?

On lit souvent que le CBD stimulerait à faible dose et apaiserait à forte dose. Cette idée n’est pas démontrée chez l’humain.

Elle s’appuie surtout sur des expériences chez le rat. Du CBD injecté directement dans le cerveau a augmenté l’éveil, alors que du CBD administré par voie générale a augmenté le sommeil. Les auteurs de la revue qui rapporte ces travaux reconnaissent eux-mêmes le manque de preuves solides et le caractère hypothétique des mécanismes18.

Chez l’humain, une petite étude de 2004 sur huit volontaires suggère un effet plutôt éveillant du CBD. Mais le CBD n’y était jamais donné seul : il était toujours associé au THC19.

CBD, THC, CBN et mélatonine : ne pas confondre

Le THC

Le THC est la molécule psychotrope du cannabis. Il pourrait raccourcir le temps d’endormissement, mais altérer la qualité du sommeil à long terme10. Une tolérance s’installe avec l’usage répété, y compris pour ses effets sur le sommeil, et le sommeil est perturbé lors du sevrage après un usage chronique2. En France, les produits au CBD ne doivent pas dépasser 0,3 % de THC : voir le taux de THC autorisé. Pour comprendre ce que recouvrent les taux de CBD affichés sur les fleurs de chanvre, voir la vérité sur le taux de CBD des fleurs de chanvre.

Le CBN

Le cannabinol (CBN) est souvent présenté comme le cannabinoïde « du sommeil ». Une revue de 2021 conclut que les données publiées sont insuffisantes pour étayer ces allégations20. Un essai publié en 2026, avec enregistrement du sommeil en laboratoire chez 20 adultes insomniaques et sur une seule nuit, n’a pas montré de réduction significative du temps d’éveil nocturne. Quelques mesures secondaires étaient meilleures avec la dose la plus élevée, et les auteurs demandent des essais plus larges et plus longs21.

La mélatonine

La mélatonine est une hormone sécrétée la nuit, qui favorise l’endormissement. En France, elle existe sous forme de médicament et de compléments alimentaires, dont la teneur est encadrée22. L’Anses déconseille ces compléments à plusieurs populations : femmes enceintes ou qui allaitent, enfants et adolescents, personnes atteintes de maladies inflammatoires ou auto-immunes, personnes devant rester vigilantes. Elle recommande un avis médical en cas d’épilepsie, d’asthme, de troubles de l’humeur ou de traitement médicamenteux, en raison des interactions possibles22.

L’Anses recommande aussi de privilégier les formules simples, qui n’associent pas la mélatonine à d’autres ingrédients22. Les produits associant CBD et mélatonine sont en outre des denrées alimentaires contenant du CBD, visées par les contrôles en cours en France23.

Effets indésirables, interactions et conduite

Le CBD n’est pas dénué d’effets. Les données les plus solides viennent de l’Epidyolex, un médicament à base de CBD autorisé dans l’Union européenne. Il est prescrit dans certaines épilepsies rares à partir de 2 ans. Sa notice signale24 :

  • des effets indésirables fréquents : somnolence, baisse de l’appétit, diarrhées, fatigue ;
  • une augmentation possible des enzymes du foie (transaminases), qui impose une surveillance ;
  • des interactions avec des médicaments transformés par certaines enzymes du foie (CYP3A4 et CYP2C19), notamment le clobazam ;
  • une somnolence que l’alcool et les autres dépresseurs du système nerveux central, comme les somnifères ou les anxiolytiques, peuvent renforcer ;
  • une influence majeure sur l’aptitude à conduire, en raison de la somnolence et de la sédation.

Au-delà du médicament, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) relève dans les essais chez l’humain un potentiel toxique pour le foie, « en particulier » lorsque le CBD est associé à d’autres médicaments. Elle estime que sa sécurité ne peut pas être établie pour les personnes sous traitement, les moins de 25 ans et les femmes enceintes ou qui allaitent25.

Que se passe-t-il à l’arrêt ? Un essai chez 30 volontaires sains n’a trouvé aucun signe de sevrage après un arrêt brutal, au terme de quatre semaines de CBD26. Une perte d’effet avec le temps (tolérance) n’a pas été étudiée sur la durée : les auteurs de l’essai de 2024 sur l’insomnie ne l’excluent pas4.

Ces données concernent un médicament utilisé à des doses élevées, sous surveillance médicale. Elles justifient toutefois une règle simple : si vous prenez un traitement, en particulier un somnifère, un anxiolytique ou un antiépileptique, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien avant tout produit au CBD. N’arrêtez et ne modifiez jamais un traitement de vous-même. Pour la conduite, voir notre article peut-on conduire après avoir consommé du CBD ?.

Insomnie : la prise en charge recommandée

L’insomnie devient chronique lorsqu’elle survient plus de trois fois par semaine depuis au moins trois mois. Selon l’Inserm, la thérapie cognitive et comportementale de l’insomnie (TCC-I) est le traitement de première intention, et la seule approche dont l’effet est durable27. Un agenda du sommeil tenu pendant deux à quatre semaines aide à préciser le diagnostic. L’Inserm signale que la TCC-I n’est pas remboursée en France, ce qui en limite l’accès27.

Pour y accéder, parlez-en d’abord à votre médecin traitant. Si vos troubles du sommeil sont liés à un mal-être psychique, le dispositif Mon soutien psy permet de consulter un psychologue conventionné, directement ou après avis du médecin28.

Les somnifères ne sont pas un traitement de l’insomnie chronique. Ils sont réservés à des durées courtes27. Pour les benzodiazépines, l’ANSM rappelle qu’une dépendance physique et psychique peut apparaître, et que l’arrêt doit être progressif, organisé avec le médecin29. Aux États-Unis, la FDA a ajouté en 2019 son avertissement le plus fort sur le zolpidem, le zaleplon et l’eszopiclone. En cause : des comportements complexes pendant le sommeil (somnambulisme, conduite en état de demi-sommeil), qui ont parfois causé des blessures graves30.

Ces risques sont réels, mais ils ne justifient pas de remplacer un traitement prescrit par du CBD. Il existe aussi des solutions non médicamenteuses, comme une prise en charge psychologique, une activité physique ou relaxante et l’aménagement de l’environnement de sommeil (bruit, lumière, écrans, température)29.

Ce que dit la loi en France

Depuis le 15 mai 2026, les autorités contrôlent toutes les denrées alimentaires contenant du CBD ou un autre cannabinoïde, compléments alimentaires compris (huiles à avaler, gélules, gommes, boissons…). Ces produits ne sont pas autorisés au titre du règlement européen sur les nouveaux aliments23. Le détail est dans notre article CBD alimentaire : ce qui change depuis le 15 mai 2026.

Le CBD en médicament (Epidyolex) est délivré sur prescription. Certains cannabinoïdes de synthèse ou semi-synthétiques sont classés comme stupéfiants : voir notre article sur l’interdiction du H4CBD et des nouveaux cannabinoïdes.

Questions fréquentes

Le CBD aide-t-il à dormir ?

Ce n’est pas démontré. L’essai contrôlé le plus direct, mené chez des personnes insomniaques, n’a pas trouvé de différence avec un placebo sur la plupart des mesures du sommeil. Une revue systématique juge par ailleurs les preuves insuffisantes pour un usage dans les troubles du sommeil.

Le CBD est-il un somnifère ?

Non. Ce n’est pas un médicament du sommeil, et il ne remplace pas un traitement. Il peut en revanche provoquer de la somnolence et renforcer celle due à l’alcool ou aux somnifères.

Peut-on associer CBD et somnifères ?

Seul votre médecin ou votre pharmacien peut répondre, car le CBD interagit avec certains médicaments et la somnolence peut s’additionner. N’arrêtez jamais un somnifère brutalement : l’arrêt se prépare avec le médecin.

Le CBN est-il plus efficace que le CBD pour dormir ?

Rien ne permet de l’affirmer. Les données sur le CBN sont encore plus rares que sur le CBD, et un essai récent en laboratoire n’a pas montré d’effet significatif sur son critère principal.

Quand consulter pour des troubles du sommeil ?

Si les difficultés durent plus de trois nuits par semaine depuis plusieurs mois, si vous êtes somnolent dans la journée, ou si votre entourage remarque des ronflements forts avec des pauses respiratoires. Un bilan peut révéler une apnée du sommeil ou un autre trouble qui demande un traitement spécifique.

Sources

  1. Suraev AS, Marshall NS, Vandrey R, et al. « Cannabinoid therapies in the management of sleep disorders: a systematic review of preclinical and clinical studies », Sleep Medicine Reviews, 2020, 53:101339, doi.org/10.1016/j.smrv.2020.101339. ↩︎
  2. Kesner AJ, Lovinger DM. « Cannabinoids, Endocannabinoids and Sleep », Frontiers in Molecular Neuroscience, 2020, 13:125, PMC7388834. ↩︎
  3. Organisation mondiale de la santé, « WHO Expert Committee on Drug Dependence review of cannabis », questions-réponses, 31 juillet 2018, who.int. ↩︎
  4. Narayan AJ, Downey LA, Rose S, Di Natale L, Hayley AC. « Cannabidiol for moderate-severe insomnia: a randomized controlled pilot trial of 150 mg of nightly dosing », Journal of Clinical Sleep Medicine, 2024, 20(5):753-763, PMC11063694. ↩︎
  5. Linares IMP, Guimaraes FS, Eckeli A, et al. « No Acute Effects of Cannabidiol on the Sleep-Wake Cycle of Healthy Subjects: A Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled, Crossover Study », Frontiers in Pharmacology, 2018, 9:315, doi.org/10.3389/fphar.2018.00315. ↩︎
  6. AminiLari M, Wang L, Neumark S, et al. « Medical cannabis and cannabinoids for impaired sleep: a systematic review and meta-analysis of randomized clinical trials », Sleep, 2022, 45(2):zsab234, doi.org/10.1093/sleep/zsab234. ↩︎
  7. Shannon S, Lewis N, Lee H, Hughes S. « Cannabidiol in Anxiety and Sleep: A Large Case Series », The Permanente Journal, 2019, 23:18-041, PMC6326553. ↩︎
  8. Bitencourt RM, Takahashi RN. « Cannabidiol as a Therapeutic Alternative for Post-traumatic Stress Disorder: From Bench Research to Confirmation in Human Trials », Frontiers in Neuroscience, 2018, 12:502, doi.org/10.3389/fnins.2018.00502. ↩︎
  9. Shannon S, Opila-Lehman J. « Effectiveness of Cannabidiol Oil for Pediatric Anxiety and Insomnia as Part of Posttraumatic Stress Disorder: A Case Report », The Permanente Journal, 2016, 20(4):16-005, doi.org/10.7812/TPP/16-005. ↩︎
  10. Babson KA, Sottile J, Morabito D. « Cannabis, Cannabinoids, and Sleep: a Review of the Literature », Current Psychiatry Reports, 2017, 19(4):23, doi.org/10.1007/s11920-017-0775-9. ↩︎
  11. Johnson JR, Burnell-Nugent M, Lossignol D, et al. « Multicenter, double-blind, randomized, placebo-controlled, parallel-group study of the efficacy, safety, and tolerability of THC:CBD extract and THC extract in patients with intractable cancer-related pain », Journal of Pain and Symptom Management, 2010, 39(2):167-179, doi.org/10.1016/j.jpainsymman.2009.06.008. ↩︎
  12. Jumpertz R, Wiesner T, Blüher M, et al. « Circulating endocannabinoids and N-acyl-ethanolamides in patients with sleep apnea – specific role of oleoylethanolamide », Experimental and Clinical Endocrinology & Diabetes, 2010, 118(9):591-595, doi.org/10.1055/s-0030-1253344. ↩︎
  13. Carley DW, Pavlovic S, Janelidze M, Radulovacki M. « Functional role for cannabinoids in respiratory stability during sleep », Sleep, 2002, 25(4):391-398, doi.org/10.1093/sleep/25.4.388. ↩︎
  14. Carley DW, Prasad B, Reid KJ, et al. « Pharmacotherapy of Apnea by Cannabimimetic Enhancement, the PACE Clinical Trial: Effects of Dronabinol in Obstructive Sleep Apnea », Sleep, 2018, 41(1):zsx184, PMC5806568. ↩︎
  15. Inserm, dossier « Apnée du sommeil », inserm.fr. ↩︎
  16. Chagas MH, Eckeli AL, Zuardi AW, et al. « Cannabidiol can improve complex sleep-related behaviours associated with rapid eye movement sleep behaviour disorder in Parkinson’s disease patients: a case series », Journal of Clinical Pharmacy and Therapeutics, 2014, 39(5):564-566, doi.org/10.1111/jcpt.12179. ↩︎
  17. de Almeida CMO, Brito MMC, Bosaipo NB, et al. « Cannabidiol for Rapid Eye Movement Sleep Behavior Disorder », Movement Disorders, 2021, 36(7):1711-1715, doi.org/10.1002/mds.28577. ↩︎
  18. Murillo-Rodríguez E, Sarro-Ramírez A, Sánchez D, et al. « Potential Effects of Cannabidiol as a Wake-Promoting Agent », Current Neuropharmacology, 2014, 12(3):269-272, PMC4023456. ↩︎
  19. Nicholson AN, Turner C, Stone BM, Robson PJ. « Effect of Delta-9-tetrahydrocannabinol and cannabidiol on nocturnal sleep and early-morning behavior in young adults », Journal of Clinical Psychopharmacology, 2004, 24(3):305-313, doi.org/10.1097/01.jcp.0000125688.05091.8f. ↩︎
  20. Corroon J. « Cannabinol and Sleep: Separating Fact from Fiction », Cannabis and Cannabinoid Research, 2021, 6(5):366-371, PMC8612407. ↩︎
  21. Lavender IG, Marshall NS, McCartney D, et al. « Cannabinol for acute treatment of insomnia disorder in a randomized placebo-controlled crossover trial », Journal of Sleep Research, 2026, 35(4):e70284, doi.org/10.1111/jsr.70284. ↩︎
  22. Anses, avis du 23 février 2018 relatif aux risques liés à la consommation de compléments alimentaires contenant de la mélatonine, saisine n° 2016-SA-0209, partie 1 et partie 4 (conclusions et recommandations), anses.fr. ↩︎
  23. Ministère de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, communiqué de presse « Denrées alimentaires contenant du cannabidiol (CBD) : des produits illégaux qui doivent être retirés du marché », 20 mai 2026, agriculture.gouv.fr. ↩︎
  24. Agence européenne des médicaments, Epidyolex, résumé des caractéristiques du produit, rubriques 4.1, 4.4, 4.5, 4.7 et 4.8, ema.europa.eu. ↩︎
  25. EFSA, groupe scientifique NDA, « Update of the statement on safety of cannabidiol as a novel food », EFSA Journal, 2026, 24(2):e9862, résumé, doi.org/10.2903/j.efsa.2026.9862. ↩︎
  26. Taylor L, Crockett J, Tayo B, Checketts D, Sommerville K. « Abrupt withdrawal of cannabidiol (CBD): A randomized trial », Epilepsy & Behavior, 2020, 104(Pt A):106938, doi.org/10.1016/j.yebeh.2020.106938. ↩︎
  27. Inserm, dossier « Insomnie », inserm.fr. ↩︎
  28. Assurance maladie, « Le traitement de l’insomnie », ameli.fr, 23 avril 2025, rubriques sur la thérapie comportementale et cognitive et « Mon soutien psy », ameli.fr. ↩︎
  29. ANSM, dossier thématique « Bon usage des benzodiazépines », ansm.sante.fr. ↩︎
  30. FDA, « Certain Prescription Insomnia Medicines: New Boxed Warning due to Risk of Serious Injuries Caused by Sleepwalking, Sleep Driving and Engaging in Other Activities While Not Fully Awake », 30 avril 2019, fda.gov. ↩︎