CBD, arthrite et arthrose : ce que montrent vraiment les études

De nombreuses personnes atteintes d’arthrite ou d’arthrose s’interrogent sur le CBD (cannabidiol), l’un des principaux composés du chanvre. Les résultats obtenus en laboratoire et chez l’animal ont suscité de grands espoirs. Les essais menés chez l’humain sont nettement moins encourageants. Voici ce que montrent les études, avec leurs limites, et les précautions à connaître.

Arthrite, arthrose : de quoi parle-t-on ?

Les deux mots sont souvent confondus. Ils désignent pourtant des maladies différentes.

  • L’arthrose est une maladie chronique de l’articulation. Elle se caractérise par la destruction du cartilage, une inflammation de la membrane qui tapisse l’articulation (la membrane synoviale) et un remodelage de l’os situé sous le cartilage. Elle se manifeste par des douleurs et des raideurs. Selon l’Inserm, elle concerne 10 millions de Français et 65 % des plus de 65 ans1.
  • L’arthrite désigne une inflammation de l’articulation. Une arthrite aiguë est généralement due à une infection bactérienne et demande un traitement en urgence. Une arthrite chronique évolue sur de longues périodes et relève souvent d’une maladie auto-immune, comme la polyarthrite rhumatoïde ou la spondylarthrite ankylosante2.

La polyarthrite rhumatoïde est la plus connue des arthrites chroniques. Le système immunitaire s’attaque à la membrane synoviale, qui s’enflamme. Cette inflammation finit par détruire le cartilage et l’os. Elle touche entre 0,5 et 1 % des adultes. Elle se traite par des médicaments dits « de fond », qui freinent l’évolution de la maladie. Le premier prescrit est presque toujours le méthotrexate3.

Cette distinction compte : les études sur le CBD portent sur des maladies différentes (arthrose du genou ou de la main, polyarthrite rhumatoïde, rhumatisme psoriasique) et leurs résultats ne sont pas interchangeables.

Pourquoi le CBD intéresse les chercheurs

Le CBD est l’un des principaux cannabinoïdes du chanvre, avec le THC. La Cour de justice de l’Union européenne a jugé en 2020 qu’en l’état des connaissances, il ne comporte pas de principe psychoactif et n’est pas un stupéfiant4.

L’intérêt des chercheurs vient en partie du système endocannabinoïde, un ensemble de récepteurs et de molécules produites par l’organisme. Le premier récepteur cannabinoïde, CB1, a été identifié en 1990 par une équipe des Instituts nationaux de la santé mentale américains5. En 1992, l’équipe du chimiste israélien Raphaël Mechoulam, à Jérusalem, a isolé l’anandamide, la première molécule produite par le corps qui se fixe sur ce récepteur6.

Ce système intervient notamment dans l’inflammation et la douleur. Dans la polyarthrite rhumatoïde, une revue de 2019 estime que les cannabinoïdes pourraient avoir un intérêt, à condition de cibler les bons récepteurs au bon endroit. Elle évoque des pistes, comme l’association de plusieurs molécules dont le CBD, sans données cliniques pour les confirmer7. Les mécanismes avancés pour expliquer un effet du CBD sur la douleur sont détaillés dans notre article Le CBD contre la douleur.

Ce que montrent les études en laboratoire et chez l’animal

  • Chez le rat, une étude publiée en 2016 a provoqué une arthrite du genou par injection d’une substance inflammatoire. Un gel de CBD était appliqué sur la peau du dos pendant quatre jours. Aux doses les plus élevées, il a réduit le gonflement du genou, les signes de douleur et l’épaississement de la membrane synoviale. Les chercheurs n’ont pas observé d’effet indésirable. Mais ils n’ont étudié que l’activité et les mouvements des animaux, sur de petits groupes8.
  • Une étude de 2017, également chez le rat, a porté sur un modèle d’arthrose provoquée. Le CBD, administré localement, a réduit la douleur de l’arthrose installée. Donné tôt, à titre préventif, il a empêché l’apparition ultérieure de la douleur et des lésions des nerfs de l’articulation9.
  • En 2020, une équipe allemande a étudié en laboratoire des cellules de la membrane synoviale prélevées chez 40 patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, opérés du genou. Le CBD a réduit la survie de ces cellules et leur production de molécules de l’inflammation, surtout lorsqu’elles étaient déjà activées10.

On cite parfois une étude de l’Institut du cerveau (ICM, Paris) publiée en 2020 dans la revue Glia. Elle a montré que le CBD réduisait la réaction inflammatoire de cellules immunitaires du cerveau de souris, en culture. Elle ne porte ni sur les articulations ni sur l’arthrite11.

Ces travaux sont utiles pour comprendre des mécanismes possibles. Mais des résultats obtenus sur des cellules ou chez le rat ne se transposent pas directement à l’humain. Les essais cliniques le montrent.

Ce que montrent les études chez l’humain

Un premier essai avec un médicament associant THC et CBD

En 2006, un essai britannique randomisé en double aveugle a porté sur 58 patients atteints de polyarthrite rhumatoïde : 31 ont reçu pendant cinq semaines le Sativex, un spray buccal associant THC et CBD, et 27 un placebo. Le traitement a amélioré la douleur, au mouvement comme au repos, ainsi que la qualité du sommeil. Il a aussi diminué l’activité de la maladie. Les effets indésirables étaient le plus souvent légers ou modérés12. Cet essai ne dit rien du CBD seul, puisque le produit contenait aussi du THC.

Les essais avec le CBD seul : pas d’effet démontré

  • En 2022, un essai danois randomisé en double aveugle a inclus 136 patients atteints d’arthrose de la main ou de rhumatisme psoriasique, avec des douleurs modérées malgré leur traitement. Pendant 12 semaines, ils ont reçu du CBD de synthèse à faible dose ou un placebo. Le CBD n’a eu aucun effet sur l’intensité de la douleur, ni sur le sommeil, la dépression ou l’anxiété. La douleur a nettement diminué chez 22 % des patients sous CBD et chez 21 % des patients sous placebo13.
  • En 2023, un essai autrichien randomisé en double aveugle a porté sur 86 patients atteints d’arthrose douloureuse du genou, qui prenaient déjà du paracétamol. Pendant huit semaines, la moitié a reçu une dose élevée de CBD, l’autre moitié un placebo. La douleur a diminué autant dans les deux groupes, et la fonction du genou comme la raideur n’ont pas différé. Les effets indésirables ont été plus fréquents sous CBD, notamment des élévations des enzymes du foie, qui ont disparu à l’arrêt14.

Ces deux essais sont plus grands et mieux conçus que les études antérieures. Dans un commentaire publié avec l’essai autrichien, trois spécialistes de la douleur rappellent que les essais sur le CBD contre la douleur avaient été critiqués pour leur petite taille ou leurs doses trop faibles. Cet essai a justement testé une dose élevée. Ils concluent que le CBD ne peut pas être recommandé pour les douleurs musculaires et articulaires comme celles de l’arthrose15.

Une application sur la peau : un seul petit essai

En 2022, un essai américain a testé une crème au CBD sur l’arthrose de la base du pouce. Il a inclus 18 patients, qui ont chacun utilisé deux crèmes sans savoir laquelle contenait le CBD : la crème au CBD et une crème au beurre de karité seul. Chaque crème était utilisée deux fois par jour pendant deux semaines, dans un ordre ou dans l’autre, avec une semaine de pause entre les deux. Avec la crème au CBD, les patients ont rapporté moins de douleur et de gêne. La mobilité et la force de la main n’ont pas changé. Aucun effet indésirable n’a été observé16.

Ce résultat est intéressant, mais il repose sur très peu de patients, sur une période courte et sur une seule articulation. Il demande à être confirmé par des essais plus grands.

Et le CBD inhalé ?

Aucun essai contrôlé publié n’a évalué le CBD inhalé ou fumé dans l’arthrite ou l’arthrose. Une revue de 2016 sur les cannabinoïdes dans les maladies rhumatismales n’avait trouvé aucune étude portant sur le cannabis sous forme de plante17. Les fleurs de chanvre posent en outre la question de la fiabilité des taux de CBD affichés, détaillée dans notre article La vérité sur le taux de CBD des fleurs de chanvre.

Ce que disent les enquêtes auprès des patients

Beaucoup de personnes atteintes d’arthrite ont déjà essayé le CBD.

  • En 2018, une enquête américaine en ligne a interrogé 2 409 utilisateurs de CBD. Près de 62 % disaient l’utiliser pour un problème de santé. Les trois premiers motifs étaient la douleur chronique, l’arthrite ou les douleurs articulaires, et l’anxiété. Les participants avaient été recrutés notamment via les réseaux sociaux et des fabricants de produits au CBD : ils ne sont pas représentatifs de la population18.
  • En 2019, l’Arthritis Foundation, une association américaine de patients, a interrogé plus de 2 600 personnes atteintes d’arthrite, surtout d’arthrose ou de polyarthrite rhumatoïde. 79 % utilisaient le CBD, l’avaient utilisé ou envisageaient de le faire, et 29 % l’utilisaient au moment de l’enquête. Parmi les utilisateurs, 71 % déclaraient un meilleur sommeil, 67 % une amélioration de leur fonction physique et 77 % un soulagement de l’anxiété19. Pour l’anxiété, voir notre article Le CBD peut-il aider à réduire le stress et l’anxiété ?

Ces enquêtes décrivent des usages et des ressentis. Elles n’ont pas de groupe de comparaison et ne permettent pas de distinguer l’effet du CBD de l’effet placebo. Or, dans l’arthrose, cet effet est important : une méta-analyse de 198 essais a montré que le placebo améliore nettement la douleur, la raideur et la gêne dans les gestes du quotidien rapportées par les patients, alors que l’absence de traitement ne change presque rien20. L’Arthritis Foundation elle-même souligne qu’aucune étude clinique rigoureuse chez des personnes atteintes d’arthrite n’a confirmé ces bénéfices21. Pour le sommeil, ce que dit la recherche est détaillé dans notre article Le CBD et les troubles du sommeil.

Ce que l’on peut retenir

  • En laboratoire et chez le rat, le CBD réduit certains signes d’inflammation et de douleur articulaire8910.
  • Chez l’humain, les deux essais les plus rigoureux sur le CBD seul n’ont trouvé aucun effet sur la douleur, que ce soit dans l’arthrose de la main, le rhumatisme psoriasique ou l’arthrose du genou1314.
  • Un seul petit essai, sur 18 patients, suggère un effet d’une crème au CBD sur l’arthrose du pouce16.
  • Le CBD ne guérit ni l’arthrite ni l’arthrose, et rien ne montre qu’il ralentit leur évolution. Il ne remplace pas un traitement.

Crèmes et baumes au CBD : ce qu’il faut savoir

Les crèmes et baumes au CBD vendus en France, comme ceux de notre rayon corps et cosmétiques au CBD, sont des produits cosmétiques. Un cosmétique n’est pas destiné à traiter une maladie des articulations. Selon le code de la santé publique, il est destiné à être appliqué sur les parties superficielles du corps pour les nettoyer, les parfumer, en modifier l’aspect, les protéger, les maintenir en bon état ou corriger les odeurs corporelles22.

Le CBD traverse peu la peau. Selon le comité scientifique européen pour la sécurité des consommateurs (CSSC), des études chez l’humain montrent que le CBD appliqué sur la peau est absorbé de 48 à 160 fois moins que par voie orale. Dans son avis final de 2026, ce comité estime le CBD sûr dans les cosmétiques jusqu’à une concentration de 0,19 %23.

L’essai sur l’arthrose du pouce a utilisé une préparation de recherche, avec une concentration précise de CBD16. Son résultat ne s’applique pas automatiquement à un autre produit.

Interactions et effets indésirables

Le CBD n’est pas anodin. Les données les plus complètes viennent de l’Epidyolex, un médicament à base de CBD pris par voie orale et prescrit dans certaines épilepsies rares. Son résumé des caractéristiques du produit, validé par l’Agence européenne des médicaments, signale notamment24 :

  • des élévations des enzymes du foie (transaminases), qui imposent des contrôles sanguins pendant le traitement ;
  • une somnolence, l’effet indésirable le plus fréquent, ainsi que des diarrhées, une baisse de l’appétit et de la fatigue ;
  • une inhibition de l’enzyme CYP2C19, qui peut augmenter la concentration de médicaments éliminés par cette voie, comme l’oméprazole ;
  • une augmentation de l’exposition au mycophénolate, un médicament immunosuppresseur ;
  • une baisse de la concentration de CBD avec certains médicaments ou plantes, dont le millepertuis.

L’essai autrichien sur l’arthrose du genou a lui aussi relevé davantage d’élévations des enzymes du foie sous CBD que sous placebo14. Ces données concernent des prises par voie orale. Appliqué sur la peau, le CBD passe beaucoup moins dans l’organisme23.

Le résumé des caractéristiques de l’Epidyolex ne mentionne ni le méthotrexate, ni les anti-inflammatoires, ni les corticoïdes, souvent prescrits dans l’arthrite et l’arthrose. Il précise en revanche que les données sont insuffisantes pour estimer le risque lorsque le CBD est associé à d’autres médicaments toxiques pour le foie24. L’absence d’interaction connue ne signifie donc pas une absence de risque.

Les personnes atteintes d’arthrite ou d’arthrose prennent souvent plusieurs médicaments. Si c’est votre cas, parlez de votre usage du CBD à votre médecin ou à votre pharmacien. L’Arthritis Foundation insiste sur un point : dans les arthrites inflammatoires, le CBD ne doit pas remplacer les médicaments qui protègent les articulations de lésions définitives21. N’arrêtez et ne modifiez jamais un traitement sans l’avis de votre médecin.

Ce que dit la loi

  • Depuis le 15 mai 2026, les autorités contrôlent en France toutes les denrées alimentaires contenant du CBD (huiles à avaler, gélules, bonbons, boissons, etc.), qui ne sont pas autorisées au titre du règlement européen Novel Food (voir CBD alimentaire interdit en France).
  • L’Epidyolex, un médicament dont le principe actif est le CBD seul, est autorisé dans l’Union européenne dans certaines épilepsies rares et délivré sur prescription. Il n’est pas autorisé dans l’arthrite ou l’arthrose24. Le Sativex, qui associe THC et CBD, a été autorisé en France en 2014 dans la spasticité de la sclérose en plaques. En 2023, selon le ministère de la Santé, il n’y était toujours pas commercialisé et des négociations sur son prix étaient en cours25.
  • Le cannabis à usage médical n’est pas accessible aux nouveaux patients en France. Les inclusions dans l’expérimentation nationale ont pris fin le 27 mars 2024 et seuls les patients déjà inclus poursuivent leur traitement. Le futur cadre prévoit un accès en dernier recours, sur prescription initiale à l’hôpital, dans des indications définies par l’ANSM26. Si vos douleurs restent mal soulagées, parlez-en à votre médecin.
  • Les produits au CBD autorisés ne doivent pas dépasser 0,3 % de THC, THCA compris (voir Taux de THC autorisé en France et en Europe). Ce THC peut être détecté lors d’un dépistage au volant (voir Peut-on conduire après avoir consommé du CBD ?).
  • Méfiez-vous des molécules de synthèse vendues comme des alternatives au CBD, comme le HHC ou le H4CBD : elles sont classées comme stupéfiants (voir H4CBD interdit en France).

Douleurs articulaires : quand consulter ?

Une articulation très enflammée et douloureuse, surtout avec de la fièvre, peut signaler une arthrite infectieuse, qui demande un traitement en urgence2. Consultez rapidement.

Des douleurs ou des raideurs articulaires qui durent justifient aussi un avis médical. Le traitement dépend de la maladie. Dans la polyarthrite rhumatoïde, un traitement de fond précoce vise à freiner l’évolution de la maladie3. Dans l’arthrose du genou, l’Assurance maladie rappelle qu’aucun traitement ne la guérit, mais que son évolution peut être ralentie. L’activité physique en fait partie, tout comme la kinésithérapie et, si nécessaire, la perte de poids27.

Questions fréquentes

Le CBD soulage-t-il l’arthrose ?

Ce n’est pas démontré. Chez l’humain, les deux essais les plus rigoureux, dans l’arthrose de la main et l’arthrose du genou, n’ont pas trouvé d’effet du CBD sur la douleur par rapport à un placebo. Un seul petit essai, sur 18 patients, suggère un effet d’une crème au CBD sur l’arthrose du pouce.

Le CBD est-il anti-inflammatoire ?

Il réduit certains signes d’inflammation sur des cellules en laboratoire et chez le rat. Chez l’humain, aucun essai n’a montré à ce jour qu’il réduit l’inflammation d’une arthrite.

Le CBD peut-il remplacer mon traitement de l’arthrite ?

Non. Le CBD n’est pas un médicament contre l’arthrite ou l’arthrose. Dans les arthrites inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde, les traitements de fond protègent les articulations de lésions définitives. N’arrêtez et ne modifiez jamais un traitement sans l’avis de votre médecin.

Le CBD présente-t-il des risques avec mes médicaments ?

Oui, c’est possible. Le CBD peut modifier la concentration de certains médicaments et augmenter les enzymes du foie. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien, surtout si vous prenez un traitement au long cours.

Arthrite et arthrose, est-ce la même chose ?

Non. L’arthrose est une maladie chronique de toute l’articulation, marquée par la destruction du cartilage. L’arthrite désigne une inflammation de l’articulation, due à une infection ou à une maladie auto-immune comme la polyarthrite rhumatoïde.

Sources

  1. Inserm, « Arthrose », dossier d’information, inserm.fr. ↩︎
  2. VIDAL, « Arthrose et rhumatismes », rubriques arthrite aiguë et arthrite chronique, vidal.fr. ↩︎
  3. Inserm, « Polyarthrite rhumatoïde », dossier d’information, inserm.fr. ↩︎
  4. Cour de justice de l’Union européenne, 19 novembre 2020, Kanavape, C-663/18, points 46 à 56, 65 à 76 et 79 à 96, EUR-Lex. ↩︎
  5. Matsuda LA, Lolait SJ, Brownstein MJ, Young AC, Bonner TI. Structure of a cannabinoid receptor and functional expression of the cloned cDNA. Nature. 1990;346(6284):561-564, PubMed. ↩︎
  6. Devane WA, Hanus L, Breuer A et al. Isolation and structure of a brain constituent that binds to the cannabinoid receptor. Science. 1992;258(5090):1946-1949, PubMed. ↩︎
  7. Lowin T, Schneider M, Pongratz G. Joints for joints: cannabinoids in the treatment of rheumatoid arthritis. Curr Opin Rheumatol. 2019;31(3):271-278, revue, PubMed. ↩︎
  8. Hammell DC, Zhang LP, Ma F et al. Transdermal cannabidiol reduces inflammation and pain-related behaviours in a rat model of arthritis. Eur J Pain. 2016;20(6):936-948, étude chez le rat, PMC. ↩︎
  9. Philpott HT, O’Brien M, McDougall JJ. Attenuation of early phase inflammation by cannabidiol prevents pain and nerve damage in rat osteoarthritis. Pain. 2017;158(12):2442-2451, étude chez le rat, PubMed. ↩︎
  10. Lowin T, Tingting R, Zurmahr J, Classen T, Schneider M, Pongratz G. Cannabidiol (CBD): a killer for inflammatory rheumatoid arthritis synovial fibroblasts. Cell Death Dis. 2020;11(8):714, étude sur cellules, PMC. ↩︎
  11. Dos-Santos-Pereira M, Guimarães FS, Del-Bel E, Raisman-Vozari R, Michel PP. Cannabidiol prevents LPS-induced microglial inflammation by inhibiting ROS/NF-κB-dependent signaling and glucose consumption. Glia. 2020;68(3):561-573, étude sur cellules de souris, PubMed. ↩︎
  12. Blake DR, Robson P, Ho M, Jubb RW, McCabe CS. Preliminary assessment of the efficacy, tolerability and safety of a cannabis-based medicine (Sativex) in the treatment of pain caused by rheumatoid arthritis. Rheumatology (Oxford). 2006;45(1):50-52, PubMed. ↩︎
  13. Vela J, Dreyer L, Petersen KK, Arendt-Nielsen L, Duch KS, Kristensen S. Cannabidiol treatment in hand osteoarthritis and psoriatic arthritis: a randomized, double-blind, placebo-controlled trial. Pain. 2022;163(6):1206-1214, DOI. ↩︎
  14. Pramhas S, Thalhammer T, Terner S et al. Oral cannabidiol (CBD) as add-on to paracetamol for painful chronic osteoarthritis of the knee: a randomized, double-blind, placebo-controlled clinical trial. Lancet Reg Health Eur. 2023;35:100777, PMC. ↩︎
  15. Petersen KK, Rice ASC, Arendt-Nielsen L. The use of cannabidiol (CBD) as an analgesic component. Lancet Reg Health Eur. 2023;35:100791, commentaire, PMC. ↩︎
  16. Heineman JT, Forster GL, Stephens KL, Cottler PS, Timko MP, DeGeorge BR Jr. A Randomized Controlled Trial of Topical Cannabidiol for the Treatment of Thumb Basal Joint Arthritis. J Hand Surg Am. 2022;47(7):611-620, DOI. ↩︎
  17. Fitzcharles MA, Ste-Marie PA, Häuser W et al. Efficacy, Tolerability, and Safety of Cannabinoid Treatments in the Rheumatic Diseases: A Systematic Review of Randomized Controlled Trials. Arthritis Care Res (Hoboken). 2016;68(5):681-688, revue systématique, PubMed. ↩︎
  18. Corroon J, Phillips JA. A Cross-Sectional Study of Cannabidiol Users. Cannabis Cannabinoid Res. 2018;3(1):152-161, enquête en ligne, PMC. ↩︎
  19. Arthritis Foundation, « Patients Tell Us About CBD Use », résultats de l’enquête de 2019, arthritis.org. ↩︎
  20. Zhang W, Robertson J, Jones AC, Dieppe PA, Doherty M. The placebo effect and its determinants in osteoarthritis: meta-analysis of randomised controlled trials. Ann Rheum Dis. 2008;67(12):1716-1723, méta-analyse, PubMed. ↩︎
  21. Arthritis Foundation, « CBD Guidance for Adults with Arthritis », arthritis.org. ↩︎
  22. Code de la santé publique, article L5131-1, Légifrance. ↩︎
  23. Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (SCCS), Commission européenne, avis scientifique sur le cannabidiol (CBD) utilisé dans les produits cosmétiques, SCCS/1685/25, version finale adoptée le 26 mars 2026, section sur l’absorption cutanée et conclusions, health.ec.europa.eu. ↩︎
  24. Agence européenne des médicaments, Epidyolex 100 mg/mL solution buvable, résumé des caractéristiques du produit, rubriques 4.1, 4.4, 4.5 et 4.8, ema.europa.eu. ↩︎
  25. Assemblée nationale, question écrite n° 75 de M. Éric Pauget, « Commercialisation du Sativex en France pour traiter la sclérose en plaque », et réponse du ministère de la Santé, Journal officiel 2023, assemblee-nationale.fr. ↩︎
  26. ANSM, dossier « Cannabis à usage médical », ansm.sante.fr. ↩︎
  27. Assurance maladie, « Arthrose du genou : traitement médical et chirurgical », ameli.fr. ↩︎