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CBD ou THC : quelle différence ?

Lorsque l’on évoque les effets secondaires du cannabis, on pense le plus souvent aux nombreuses études portant sur la molécule THC. Cependant, c’est aujourd’hui le Cannabidiol (aussi connu sous l’acronyme CBD) qui suscite l’intérêt de la médecine. Analyse des principaux points de divergences entre ces deux cannabinoïdes.

Le THC : Quels effets sur l’organisme?

Également connu sous le nom de tétrahydrocannabinol, le THC est considéré comme le principal actif présent dans le cannabis. En fonction de la partie de la plante exploitée, la teneur en THC peut aussi sensiblement varier.

Les herbes de cannabis en contiennent entre 4 et 9 % environ, pour une valeur entre 8 et 30 % dans la résine. À ce jour, le THC est surtout connu pour ses nombreux effets sur l’organisme. Selon certaines études, le THC a la capacité d’activer deux types de récepteurs aux cannabinoïdes.

Le CB1 est un récepteur qui se situe dans les cellules du cerveau. Par conséquent, il présente une action majeure sur nos émotions. Le second récepteur est le CB2 qui se situe au niveau des cellules immunitaires. Parmi les effets secondaires du THC, on regroupe un certain nombre de symptômes psychiques et physiologiques.

Lors d’une consommation de cannabis, le THC peut être responsable d’une sensation de fatigue ou de faim. Une légère euphorie, la gorge sèche ou les yeux rouges sont d’autres effets fréquemment rapportés. Des études menées sur des rats prouvent que le THC libère de la dopamine dans la zone du cerveau relative à la récompense et à la dépendance.

Ce constat expliquerait que les effets du cannabis perdurent généralement plus de 24 heures après consommation. Le THC participe à modifier l’état de conscience du consommateur. Par conséquent, plus le cannabis comporte de THC, plus ses effets psychotropes en sont décuplés.

Cannabis et santé : le rôle du Cannabidiol

Le cannabis est une plante complexe composée de plusieurs centaines de cannabinoïdes. Le cannabidiol (CBD) est une de ses molécules reconnues pour ses bienfaits potentiels sur la santé. Moins dangereuse et addictive que le THC, elle présenterait également des vertus antalgiques et tranquillisantes.

Le CBD aurait un effet sédatif et agirait à l’encontre du THC pour en limiter les mauvais effets. Le CBD permettrait d’apaiser les crises d’anxiété qui accompagnent généralement une consommation de THC. Par conséquent, cette molécule présente un espoir pour la médecine de demain, puisqu’elle est dénuée d’effets psychotropes.

Selon certains spécialistes, le CBD serait aussi efficace qu’un médicament, sans les effets délétères sur la concentration. Son efficacité commence à être reconnue dans la prise en charge de nombreuses pathologies. Certains médecins n’hésitent plus à le prescrire pour limiter les crises d’épilepsie chez l’enfant ou atténuer les raideurs musculaires chez les personnes souffrant de sclérose en plaques.

Michel Reynaud, président du fonds Action Addiction, évoque ses propriétés antalgiques et ses bienfaits sur de nombreuses pathologies. Selon l’addictologue William Lowenstein, Le CBD montrerait également des résultats intéressants sur les risques de glaucome et de Parkinson.

Il pourrait également jouer un rôle d’inhibiteur dans la prolifération de cellules cancéreuses. Si la recherche n’en est encore qu’à son début, les perspectives pour notre santé sont particulièrement encourageantes.

Conclusion

Contrairement au THC, le CBD n’engendrerait aucune dépendance ou toxicité pour l’organisme. Pour autant, aucune vertu thérapeutique ne peut être revendiquée par un distributeur, à condition qu’il s’agisse d’un médicament bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché.